Au cours des dernières décennies, des athlètes ont marqué de leur empreinte le sport pour l'égalité raciale. Portrait de ce combat.

Symbole de mixité sociale, le sport est un langage universel. Des prodiges, les uns après les autres nourrissent de records le gourmand sport mondial. Naissent alors des amitiés improbables. L’une d’elles irrita Hitler aux premières loges. Le 4 août 1936, à Berlin, débute l'épreuve de saut en longueur. Les favoris sont Jesse Owens, noir, américain, et Lutz Long, « aryen ». Rien ne liait ces deux ogres. Pourtant, quand Jesse Owens remporta le concours d'un bond de 8m06, Lutz Long le serra dans ses bras. Après les olympiades, ils échangèrent un océan de lettres et restèrent amis.

Cassius Clay, alias Mohamed Ali avait un mental d'acier. Démon des rings, il s'engagea. Au côté de Malcolm X, ce puncheur boxa la ségrégation raciale aux USA. Combattant, il dénonça cette société discriminant le peuple du « fond de bus ». A 18 ans, l'homme aux 37 victoires par KO, devint même champion olympique à Rome. Sa détermination en aurait fait trembler le Colisée. Forte tête, il luttait pour l'instruction, le respect et l'égalité. Ses performances parlent pour lui.

Jesse et Cassius, à travers l'amitié interdite et la contestation, ont fait avancer le monde contre les discriminations. Nombreux sont les sportifs Blacks, Blancs, Beurs etc … qui ont ajouté leur pierre à l’édifice « égalité raciale ». Usain Bolt, sprinteur jamaïquain respecté, est le parfait exemple d'une évolution de la situation noire à travers le sport. Personne désormais ne le conteste. Partout on le respecte pour son talent, non pour sa couleur de peau. Là est l’évolution du monde vers l’égalité. Toutefois, ce combat est-il vraiment achevé ? Les athlètes affoleront-ils encore les compteurs mondiaux pour l’égalité ?

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