Venga, venga, el jovén Quintana!

C’est une des révélations pour certains de ce Tour, le colombien Nairo Quintana, sera l’homme à battre lors des prochaines années. Vainqueur du Tour de l’Avenir en 2010, il a confirmé son talent d ans la montagne chez les pros en 2012 en remportant une étape sur le Dauphiné et en s’adjugeant la Route du Sud. Une saison 2012 où il fera l’impasse sur le Tour de France, Eusebio Unzue, son directeur sportif chez Movistar le jugeant trop jeune, il participera à la Vuelta sans vraiment y briller, son meilleur résultat sera de finir 6ème sur la 16ème étape.

2013: l’explosion sur le circuit World Tour

C’est véritablement cette année, qu’il a acquiert des victoires importantes et des références sur le circuit World Tour. Vainqueur d’une étape avec une arrivée en altitude sur le Tour de Catalogne, il a récidivé quelques semaines plus tard en s’imposant sur le Tour du Pays Basque où il remporte la 4ème étape et le classement général. Agé de 23 ans cette année, Eusebio Unzue décide de l’aligner sur le Tour de France comme équipier d’Alejandro Valverde dans la montagne.

Le Tour de la consécration

Même s’il n’était que coéquipier, Quintana était néanmoins le prétendant pour le maillot à pois et pour quelques étapes de montagne. Il s’est distingué, tout comme son équipe, dans les deux étapes pyrénéennes mais a montré des faiblesses au plan stratégique et n’a pas su concrétiser ses efforts. Lors de la deuxième semaine, les bordures ont relégué Valverde trop loin au classement général et Nairo Quintana a été propulsé leader de l’équipe Movistar à seulement 23 ans. Dans l’étape du Ventoux, Quintana n’a pas résisté à Froome mais a montré malgré tout qu’il excellait lorsque la route s’élèvait en se classant deuxième de l’étape et en endossant le maillot blanc de meilleur jeune. Un maillot blanc qu’il gardera jusqu’aux Champs-Elysées. Il ne manquait qu’une victoire à Nairo pour concrétiser un beau Tour de France. La veille de l’arrivée finale, dans l’ascension du Semnoz, le maillot jaune laissa le petit colombien remporter enfin une étape. D’une pierre, deux coups, Quintana endossait en même temps le maillot à pois et devenait deuxième du classement général.


Avant le Tour, Quintana s’était préparé pendant deux mois chez lui en Colombie. Deux mois qui lui ont vallu plus de deux trophées sur ce Tour. Maillot blanc, maillot à pois, victoire d’étape et deuxième au général, la valise est bien remplie pour Quintana mais avant d’espérer gagner la Grande Boucle, le colombien doit gagner la Vuelta pour passer un cap.

Venga, venga, el jovén Quintana!
Venga, venga, el jovén Quintana!
Retour à l'accueil