Stade Brestois 29 : Qui sème Le Blé récolte la tempête !

Défaits pour la 6ème fois d'affilée samedi dernier à Marseille, les Brestois n'y arrivent plus du tout. S'enlisant à la 19ème place de la Ligue 1, les ty-zefs, à 5 longueurs du premier non relégable, voient se profiler la relégation. Avec le derby breton dans le viseur..

Un derby breton au goût amer

Subissant une tempête sans précédent en Bretagne, à l'aube du derby breton, les rennais et brestois sont dos à dos. Avant cette rencontre capitale, les deux « Breizh teams » sont écrasées toutes deux par le poids de l'échec. Brest, à la pointe de la Bretagne, 19 ème, n'a plus remporté le moindre match au stade Francis Le Blé, depuis 10 journées. Dans le même pétrin, les « Rouge et Noir », dans les terres, englués dans un passage à vide depuis 9 journées (aucune victoire), bénéficient d'une marge de manœuvre plus conséquente que leurs voisins bretons. Effectivement, les rennais sont 10ème et cumulent 42 points, soit 13 de plus que les ty-zefs.

Bien entendu, ces deux équipes auront à cœur de redorer le blason de leurs clubs respectifs. Timorés devant le but ou orphelins de Romain Alessandrini, les fauves seront dans l'arène ! Cela nous promet un duel de titans dans une ambiance explosive à laquelle nous ont habitué les « tifosi » bretons, pas toujours des plus tendres. L'issue de cette opposition titanesque sera déterminante pour les brestois, En cas de nouvelle désillusion, ils verraient leurs chances de maintien s'amoindrir encore et sûrement de nouveaux dilemmes s'ajouter à ceux déjà existants.

Tensions internes

En effet, derrière cet échec persistant se cachent bien des problèmes auquels les réponses adéquates ne semblent pas avoir été trouvées. Au sein du club, on cherche des coupables. Le premier accusé est l'ex-recruteur brestois, Corentin Martins qui n'a pas permis de construire un collectif viable et fiable. Yvon Kermarrec, le vice-président, n'a pas pris le sujet avec des pincettes. Il a clairement remis en cause Martins. Agacé, le directeur sportif a répliqué « J’en ai un petit peu marre des discours de façade. J’en ai aussi marre que l’on me salisse. J’ai toujours tout donné pour le club : cela fait sept ans que je suis directeur sportif, cela fait quatre ans que je fais le recrutement à 100 %, avec mon équipe. Il y a eu une remontée en Ligue 1, deux maintiens successifs ». Petit aperçu du climat qui règne dans ce club breton déjà en perdition, qui subit en plus le pugilat médiatique de ses dirigeants, président Guyot compris.

Licenciement et jeu fragile

L'entraîneur était jusque là resté hors de la tourmente. Cela n'a pas duré.Commel'année passée, l'entraîneur brestois a été licencié. Le 3 avril dernier, Landry Chauvin a fait les frais de la descente aux enfers du club. On ne change pas la recette à Brest : Corentin Martins assure l'intérim le temps de trouver un successeur à Landry Chauvin comme il l'avait fait lors du licenciement de Sir Alex Dupont. Dans la région brestoise, les gens spéculent sur le nom de l'homme qui briguera le poste d'entraîneur. Mieux vaut attendre une annonce officielle.

Dans ces conditions difficiles, à cinq journées du terme, les joueurs enchaînent les contre-performances. Dans le rouge, la plus mauvaise attaque du championnat, compose avec ce qu'elle sait faire. Même si l'on sent que les brestois, souvent inexistants ces derniers temps, ont du potentiel, on ne sait plus sur quel pied danser.

Pour commencer, un point est dommageable. Brest n'arrive pas à garder les joueurs prometteurs ou piliers de l'effectif. Que ce soit Nolan Roux, Jonathan Zebina, Steeve Elana ou plus récemment Eden Ben Basat, tous ont quitté la Bretagne. Un manque d'attractivité du SB29 qui est préjudiciable en ces temps périlleux. Depuis le départ de Ben Basat, les bretons, poussifs et peu réalistes ne trouvent plus le chemin des filets. Pour preuve, ils n'ont plus scoré depuis 3 rencontres et se retrouvent à présent avec un goal average peu enviable de -22.

Certes, l'effectif brestois n'est pas un vivier de pépites du football international. Pourtant, il serait faux de dire qu'avec tous ces joueurs on ne peut rien faire. La seule vérité admissible est le fait que la recette miracle n'ait pas été découverte avec ces joueurs-là. Logiquement, le coach faisait tourner l'effectif sur le terrain, testant dispositifs et joueurs, exercice d'habitude réservé au début de saison. Une instabilité qui ne permet pas aux « footeux » pros de glaner assez de confiance sur la pelouse. La seule véritable racine de cette formation brestoise est le gardien, Alexis Thébaux, homme clé et décisif, « pompier de service » du Stade. Steeve Elana, avant lui, assurait, aussi brillamment, cette tâche. Du côté des hommes de champ, tout joue en la défaveur de la mise en place d'une « équipe-type ».

Entre blessures, inefficacité, instabilité et une aide parfois interrompue par un public houleux, le Stade Brestois 29 est dans un tumulte, une tempête. Francis le Blé et ses supporters sont là pour le rappeler au club. Après une bonne opposition face à Marseille, est venu le temps de la confirmation. Lors du derby breton, dans un stade bouillant de passion, chantant et hurlant, le Stade Brestois 29 mettra-il fin à la mauvaise série lancée, à la malédiction de Le Blé ?

« Qui sème Le Blé récolte la tempête »

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