Champion d'Europe et champion olympique, il ne manquait plus qu'un titre de champion du monde à Renaud Lavillenie pour parfaire cette magnifique collection. Plus qu'un titre. Il est le plus fort, a franchi plusieurs fois la barre mythique des 6m et possède la meilleure performance de l'année. Le seul problème c'est quand saut en hauteur ce n'est pas toujours le plus fort qui gagne. Ces championnats du monde a Moscou en sont la preuve.

Ce fut un concours très difficile pour le favoris français. Celui-ci ne semblait pas dans le meilleur de sa forme. Renaud rentre dans la compétition avec une barre à 5m65 franchie seulement après deux essais tout comme son saut à 5m82.

De plus, il était face à une solide équipe allemande composée de quatre athlètes dont Björn Otto vice champion olympique derrière le tricolore. Cependant, ce n'est pas cet allemand qui a fait de l'ombre à notre français lors de cette finale mais le jeune Raphael Holzdeppe. Celui-ci, vraiment impressionnant lors de ce concours à franchi toutes ses barres du premier coup jusqu'à 5m96. C'est à cette barre que l'allemand se retrouve seul face au français. Raphael loupe ses trois essais. Il ne reste seulement un essai à Renaud. Le calcul mathématiques est très simple : il passe, il gagne ; il loupe, il perd sa médaille d'or.

Il voulait y croire, tout le monde voulait y croire, mais cela n'a pas suffit.

Envahit par la déception, le perchiste cognaçais à échouer devant le seul titre qui lui manquait.

Renaud Lavillenie : la malédiction des championnats du monde
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