Avec des si on refait le monde dit-on. Alors si on avait égalisé, quand serait-il ?

C’était LA finale, comme un « clasico » version basket féminin, l’Espagne affrontait les Bleues, vice-championnes olympiques mais surtout, favorites ! Un statut perçu comme un handicap plutôt qu’un avantage, car être favori est souvent synonyme de pression. Cependant les tricolores pouvaient toujours compter sur leur chaleureux public présent à Orchies (dans le Nord) pour les soutenir dans la dernière ligne droite. Au programme, une marseillaise chantée a cappella, des déguisements plus originaux les uns que les autres mais surtout des voix !

Rappelons que la France c’est trois titres de championnes d’Europe contre un seul pour l’Espagne. Celles-ci étaient donc un peu revanchardes, c’est pourquoi on a assisté à une excellente prestation de l’équipe ibérique, laissant peu de place au jeu des françaises.

Les Espagnoles ouvraient la marque et continuaient sur leur lancée, allant même jusqu’à mener 26 à 14. Par la suite on retrouva des Bleues sérieuses, capables de revenir au score (27-26). Les deux équipes ne se quitteront plus jusqu’à la mi-temps, avec un 36-35 en faveur de l’Espagne. Et puis, naviguant entre les fautes, les Françaises et les Espagnoles ne lâchent plus, à l’inverse du public devenu fou.
Enfin arrivent ces fameuses sept secondes où les Braqueuses sont menées de trois points. Deux choix pour le coach Français, Pierre Vincent : un shoot à trois points ou chercher une faute du côté de l’équipe adverse en marquant tout de même un panier. Risqué, et pourtant c’est le choix que feront les Françaises. Panier marqué mais ce n’est pas assez, il manque un point, un tout petit point. Jamais un point ne nous aura fait autant de mal. Score final : 70-69 en faveur des Espagnoles.

Cette unique et cruelle défaite dans la compétition nous laisse des regrets, des larmes pour certaines comme Edwige Lawson-Wade qui jouait son dernier match sous le maillot français. Un dernier au revoir avec à la clef, une médaille d’argent méritée.

Pour un tout petit point…
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