On les oublie trop souvent

Dans l'ombre des coureurs, ces hommes et femmes des équipes cyclistes sont parfois oubliés mais contribuent souvent à la victoire d'un coureur ou d'une équipe. Reportage avec deux d'entre eux: Richie Lambert, mécanicien du Team Sky, et Marie Kessler, kinésithérapeute de l'équipe Ag2r-La Mondiale.

Aubin Lipke : Depuis quand êtes-vous mécanicien dans le Team Sky ?

Richard Lambert : « J’ai commencé avec Sky en 2010. »

A.L : Avez-vous connu une autre équipe avant la Sky ?

R.L : « Non. Avant d’être à la Sky j’étais mécanicien auto. »

A.L : Que faites-vous pendant la course ?

R.L : « Je suis dans la voiture, je suis placé derrière les éventuels échappés. »

A.L : On sait que Sky est une grosse équipe, combien y-a-t-il de mécaniciens dans le team ?

R.L : « On est 4 mécaniciens et on tourne sur les différentes courses. »

A.L : Serez-vous sur le Tour de France ?

R.L : « Oui, et je suis content, car cela sera mon premier Tour de France. »

On les oublie trop souvent

Aubin Lipke : Depuis combien de temps êtes-vous chez AG2R-La Mondiale ?

Marie Kessler : Je suis kiné depuis 5 ans et j’ai toujours été chez ALM où je me plait bien. »

A.L: Comment en êtes-vous arrivé là ?

M.K : « J’étais la copine d’un coureur et je suis arrivé pour faire le remplacement d’un collègue qui n’avait pas pu aller sur le Tour. »

A.L : Pouvez-nous expliquer la journée d’une kiné au sein de l’équipe Ag2r ?

M.K : « Le matin on s’occupe de préparer tout ce qui est bidons, ravitos. Après on soigne des coureurs qui n’ont pas récupéré de la veille. On va chercher les valises, les voitures on part en course. En coure, on s’occupe des vélos au départ, on répartit les bidons, puis on gère tout ce qui est intendance. Après le départ, on part aux ravitaillements, on distribue les musettes et on file à l’arrivée. Là on accueille les coureurs, on donne de l’eau ou des boissons de récupération, on s’occupe du podium s’il y en a. Ensuite on rentre, à l’hôtel, on fait trois massages le soir. »

A.L : Vous n’êtes pas trop chambrée par les coureurs, les autres membres de l'équipe, étant une fille ?

M.K : « Il y a de plus en plus de filles dans le vélo, à la FDJ elles sont nombreuses, chez nous aussi. Après on reste des filles, on est dans un monde macho, on se fait chambrer mais ça reste très bon enfant. »

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