Degenkolb, dans la pagaille

Le profil : Les sprinteurs de retour ?

Depuis le début de ce Giro, les srpinteurs n'ont pu se dévoiler qu'une seule fois Ils doivent retrouver une occasion de jouer la gagne mercredi lors de la cinquième étape du Giro, qui entame la remontée vers le nord du pays. Comme la veille, le parcours est très long. D'abord 170 kilomètres totalement plats sur les 203km entre Cosenza et Matera, puis une arrivée spectaculaire au milieu d'habitats troglodytiques classés au Patrimoine mondial de l'Unesco. Les coureurs devront néanmoins passer deux petits strappi (bosses), un petit mur puis une autre montée qui peut éliminer certains finisseurs et éreinter le peloton.

L'étape :

Les échapées ont ouvert la route au peloton dès le km 0 avec Andriato, Gil, Bulgac, Mestre et Marangoni. Les équipe de sprinteurs contrôlent la course tranquillement, il fait beau sur la route mais pas sur la ligne d'arivée ou un déluge éclate a Matera avec 5 cm d'eau sur la route ! Les échapées sont repris à 23km de l'arivée. Dans la montée de Montescaglioso Stefano Pirrazi et Ben Gastauer attaquent, l'Italien se relève dans la descente mais le Luxembourgeois continu sont effort rejoint quelques hectomètres plus loin par Robert Vrecer. La Movistar à fait des dégâts dans la côte puisque Cavendish et d'autres sprinteurs sont lâchés Les deux coureurs sont rattrapés à 11km de l'arrivée et s'en suivent de nombreuses attaque qui n'aboutissent pas. Un seul coureur arrive à se détacher, il s'agit d'Hubert Dupont. Décidément, les AG2R sont très actif en ce début de Giro ! Le Français attaque à 5km de l'arrivée, essaye de resister mais sera repris à 3km du but. La pluie a disparue mais la chaussée est encore mouillée. Le peloton est nerveux les équipe essaye de remonter les sprinteurs qui restent. Dans un virage à 90° juste après la flamme, Luka Mezgec en deuxième position chute ! Il entraîne beaucoups de coureurs derrière lui comme Bouhanni pour ne citer que lui. Marco Canola (Bardiani) qui à passé le virage en tête est partit ! Mais Degenkob le chasse tel un poursuiteur ! L'Italien coince ! le courreur d'Argos reviens sur lui et s'en vas gagner l'étape ! Il devance Angel Vicioso (Katusha) et Paul Martens (Blanco). Paolini qui a évité la chute reste en rose.

Les réactions :

John Degenkolb (ALL/Argos), vainqueur de l'étape : «L'équipe m'a fait confiance, c'était une étape que je pouvais gagner. Nous avons contrôlé toute la course. Les quatre derniers kilomètres ont été incroyables. J'étais à la limite. Luka Mezgec a fait un travail fantastique pour me mettre en bonne position. Malheureusement, il a glissé avant le dernier kilomètre. Il y avait un coureur de Bardiani devant moi, Viviani était derrière moi et j'y suis allé à fond. Je ne savais plus où je me trouvais, tellement l'effort était violent. Incroyable ! »

Luca Paolini (ITA/Katusha), maillot rose : «Je m'en sors bien. J'ai vu la chute et j'ai eu la chance de rester sur mes pieds. Je n'ai pas pris de risques. La glissade était très probable. Il y avait deux virages à 90 degrés et la route était détrempée. L'enjeu est important, c'est une victoire d'étape au Giro qui se joue et, pour porter les sprinteurs aux meilleures places, il y en a qui prennent des risques pour sortir vite des virages.»

Paul Martens (ALL/Blanco), 3e de l'étape : «Normalement, nous roulons pour Robert Gesink mais, dans cette étape, j'avais carte blanche. Ce résultat donne confiance, c'est un coup d'accélérateur pour l'équipe, qui ne nous a pas trop coûté. Je suis content d'avoir pu justifier la confiance que l'on m'a accordé.»

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