Présent sur la Route du Sud sur cette 3ème étape, Christian Prudhomme, directeur du Tour de France, a répondu à nos questions sur son passé de journaliste.

Aubin LIPKE : Comment est venue cette envie de devenir journaliste ?

Christian Prudhomme : « Je ne sais pas. Mais j’ai quasiment toujours eu envie depuis j’ai été gamin, j’avais une dizaine d’années, j’écoutais beaucoup la radio, notamment sur le Tour, je lisais les journaux, je regardais la télé. C’est par le Tour de France que j’ai eu envie de devenir journaliste même si je voulais être journaliste tout court, pas spécialement journaliste sportif. J’avais envie d’être témoin et raconter ce que je voyais aux gens qui ne pouvaient pas voir ce que je voyais. »

A.L : A quel âge avez-vous eu ce déclic où vous vous êtes dit « je veux devenir journaliste » ?

C.P : « A environ douze ans. On avait un lapin, pas un petit lapin, un vrai, ce qui est assez étonnant pour un parisien. Donc j’avais envie comme tous les gamins de devenir vétérinaire mais comme je travaillais moins bien en maths, mes parents s’inquiétaient se disant il ne pourra pas faire ce qu’il a envie de faire mais en fait ce que j’avais envie de faire c’était journaliste et j’osais pas vraiment le dire. Et puis un jour, j’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai dit à mes parents que je voulais devenir journaliste, ce qui les a rassurés. Du coup je suis parti passer mon concours à l’école de Lille pendant deux ans et ensuite tout s’est enchaîné. »

A.L : Justement, quelles ont été vos études, votre parcours…

C.P : « J’ai fait des études de langues étrangères appliquées en anglais et en allemand mais malheureusement je n’ai pas trop suivi. L’anglais est aujourd’hui capital quelque soit le métier que l’on veut faire, pas un anglais de cuisine, un anglais bien parlé. J’ai passé le concours de Paris, que je n’ai pas eu, mais j’ai eu celui de Lille. Je suis donc parti à Lille, ce qui m’a assurément aidé en terme d’indépendance : j’étais très bien chez mes parents mais qu’on est journaliste il vaut mieux s’assumer, oser, le fait d’être parti très loin m’a bien aidé.

Quand je suis sorti de Lille j’ai eu la chance de rentrer à RTL où j’ai passé trois mois, seulement mais pour moi c’est un grand souvenir. Puis j’ai travaillé deux ans chez RFO, je suis donc allé travailler aux Antilles, à la Réunion, à Saint-Pierre-et-Miquelon. Ensuite je suis rentré à La Cinq, c’était une grande aventure, c’était le début de la rédaction, chaîne éphémère et privé des années 80-90. Donc je me suis retrouvé au chômage. J’ai travaillé à la production sur les rallye-raids. J’ai repris LCI, Europe 1 où j’ai commencé à couvrir le Tour de France en 1995 et 1996. J’ai connu les débuts de l’Equipe TV puis France Télévisions : France 3 d’abord et France 2. Depuis bientôt dix ans maintenant, je suis dans l’organisation du Tour, comme directeur adjoint auprès de Jean-Marie Leblanc puis directeur du Tour. J’ai pas mal changé, valdingué. »

A.L : Comment s’est ce passage de journaliste à directeur du Tour de France ?

C.P : « Le directeur du Tour a toujours été journaliste, c’est une élément essentiel. Ensuite, Patrice Clerc à l’époque était président d’A.S.O et Jean-Marie Leblanc, le patron du Tour, m’ont demandé de venir les rejoindre. Je n’imaginais pas une seule seconde quitter le journalisme mais j’adore le Tour depuis que je suis petit et quand on m’a proposé ce poste là, j’ai fait « glurps » et j’ai dit oui. »

Christian Prudhomme invité dans le voiture du directeur de la RdS, Francis Auriac

Christian Prudhomme invité dans le voiture du directeur de la RdS, Francis Auriac

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