Bordeaux met de l'eau dans son vin.

Les Girondins de Bordeaux ont remporté ce vendredi soir la finale de la coupe de France, 3-2, contre l'Evian Thonon-Gaillard, qui était revenu par deux fois à la marque.

Ils l'attendaient depuis 1987, cette coupe de France ! Les jeunes bordelais avaient déjà ouvert la voie, en ouverture, en s'imposant 1-0 contre Sedan. Pour Evian, cette finale était l'aboutissement du travail réalisé depuis des années avec un départ des divisions inférieures. Pourtant, on ne peut dire que les 22 acteurs ont produit du jeu, notamment lors du premier acte. Si Bordeaux s'est mis en évidence avec une tête de Cheick Diabaté, claquée sur la ligne par Bertrand Laquait en début de rencontre (4e), le jeu savoyard entre autre n'a pas été des plus brillants : 1 seul tir hors cadre en 30 minutes !

Bordeaux réaliste et prend les commandes du match.

Ce n'est qu'en fin de première période que Bordeaux va accélérer avec une superbe ouverture de Mariano vers Diabaté, qui profite d'un (premier) mauvais placement défensif des hommes de Pascal Dupraz pour éviter Bertrand Laquait et placer son ballon dans le but vide (39e). Les Girondins, sur leur dynamique, va mettre en difficulté l'ETG avec une reprise de volée de Saïvet au point de pénalty, sortie par le gardien savoyard (44e). Au micro de France TV au retour des vestiaires, Olivier Sorlin résume bien les 45 premières minutes des siens... mais aussi les 45 qui suivirent "On a trop subi. Il y a eu trop de déchets techniques, on a pas gardé le ballon. On a du mal, on est tendu. Notre groupe est jeune et beaucoup de joueurs n'ont pas joué de finale. On va essayer de se lâcher"

4 buts en 35 minutes !!

Et ce que l'on peut dire, c'est que les joueurs de la Savoie l'ont fait. Ils se sont lâchés. Après un nouvel exploit de Bertrand Laquait, sortant un penalty mal tiré par Diabaté (47e), les coéquipiers du milieu de terrain savoyard ont procédé en contre : Ouverture de Bérigaud vers Wass qui trouve Sagbo qui place son plat du pied au fond des filets de Cédric Carrasso (51e). Sur sa première occasion franche, Evian a égalisé, preuve des capacités de l'ETG. Pourtant, un deuxième mauvais placement défensif sur un coup franc, cette fois, permet à Saïvet de reprendre un ballon de Sertic et à Bordeaux de repasser devant au score (54e). Cela va donner des ailes aux hommes de Francis Gillot. Dans la foulée, Saïvet envoi un missile des 30 mètres, détourné par Laquait (55e), puis Cambon va sauver sur sa ligne une tête de Diabaté, après une sortie ratée du gardien savoyard (57e).

Evian ne lâche pas et profite du laxisme Bordelais. Barbosa, 37 ans, déborde facilement Mariano pour adresser un centre tendu sur Brice Dja Djeje qui pousse le ballon dans la cage girondine (70e). Après une lourde frappe de Saber Khlifa sur coup-franc, rasant la transversale (74e), le match se tasse et l'on se dirige vers les prolongations. Mais Cheick Diabaté, qui avait déjà était le bourreau des savoyards lors du dernier match de Ligue 1 avec un doublé, ne lâche pas l'affaire et profite d'un troisième mauvais replis défensif de l'ETG pour ajuster de près Bertrand Laquait (89e) et offrir aux Girondins une quatrième coupe de France, 26 ans après la dernière.

"Cette saison est très réussie. Quand on termine comme ça, ça fait chaud au cœur. On est tombé sur une bonne équipe d'Evian. Il faut aussi les remercier. On est allé au bout. C'était une finale au rabais selon certains mais on a montré qu'on savait jouer au foot. Le fait de ne pas faire le break avec le penalty raté et l'égalisation rapide a fait douté, on a su refaire surface. Il faut féliciter les joueurs ils sont allés au plus profonds d'eux mêmes ." Francis Gillot.

Bordeaux met de l'eau dans son vin.
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