Bilan par équipes du Tour 2013 : #2

Le 100ème Tour de France s'est achevé dimanche soir sur la plus belle avenue du monde avec la victoire au sprint de Kittel (Team Argos-Shimano). Chris Froome (Team Sky) inscrit son nom au palmarès de la Grande Boucle.

L'heure est au bilan. Nous vous en proposons un pour chacune des 22 équipes participantes.

- Garmin-Sharp :

L'équipe américaine avait des fourmis dans les jambes pendant ce Tour de France. On vit à de nombreuses reprises un Garmin-Sharp animer la course notamment le vétéran Millar, le vainqueur du Giro 2012 Hesjedal ou encore Danielson. Cela a payé puisque le neveu de Stephen Roche, Dan Martin s'impose au terme de la seconde étape pyrénéenne s'achevant à Bagnères-de Bigorre. En outre, pour sa première participation au Tour, le jeune et prometteur américain Andrew Talansky rentre dans les dix à Paris.

- Katusha :

Rodriguez dit Purito, voulait briller sur ce Tour du Centenaire qui faisait la part belle aux grimpeurs. Son équipe fut très discrète pendant les deux premières semaines du Tour. Mais, le barcelonais monta en régime tout au long du Tour, pour être au top niveau en 3ème semaine. Il se paye même le luxe d'aller chercher un podium lors de l'avant dernière étape au Semnoz, au nez et à la barbe d'un Contador en souffrance.

- Lampre-Merida :

Dire que l'équipe Lampre a raté son Tour est un doux euphémisme. En témoigne, la position de la Lampre au niveau des gains, elle se classe lanterne rouge avec seulement 11 180 euros. L'équipe italienne est apparu hors du coup, totalement à côté de la plaque. Cunego vieillissant, à la dérive à l'instar d'un Cadel Evans, a traversé ce Tour 2013 comme un fantôme. Le néophyte du Tour, Serpa avec ses 34 ans est encore un peu trop tendre pour figurer parmi les cadors, il se classe tout de même 21ème au général. Notons les quelques accessits réalisés par Roberto Ferrari lors des emballages massifs.

- Lotto-Belisol :

Avec l'abandon de leur leader Van den Broeck dès la 6ème étape, l'équipe belge s'est rabattue sur les victoires d'étapes au sprint avec leur Gorille, André Greipel. Cela leur a plutôt bien souri puisque Greipel s'est imposé à Montpellier lors de la 6ème étape, puis a enchaîné des places d'honneur, notamment deux deuxièmes places. Mais, l'allemand s'est trouvé une nouvelle bête noire en la personne du surpuissant Marcel Kittel, lauréat de 4 étapes sur ce Tour 2013.

-Movistar :

Le Tour de la Movistar a été exceptionnel sur tous les points. Malgré l'énorme perte de temps concédée par Valverde sur la route de St Amand, Unzué a vu s'affirmer une pépite colombienne nommée Quintana. Déjà les observateurs de la Route du Sud avait vu en lui un potentiel énorme, lui qui s'est imposé sur l'épreuve sudiste en 2012. Sur le Tour 2013, il fut l'un des seuls capable de suivre le train infernal de la Sky et de son leader Froome. Le petit colombien remporte l'étape du Semnoz, le maillot du meilleur jeune et celui à pois rouge, et monte sur la deuxième marche du podium sur les Champs. Pas mal pour un début ! Un coureur plus que prometteur pour les années futures. Comment ne pas parler de Rui Costa ? Quel coureur ! Deux échappées pour le portugais, deux victoires pleines de maîtrise !

- Omega Pharma Quick Step :

Un Tour réussi avec 4 victoires d'étapes pour l'équipe de Patrick Lefevere. Soulignons l'énorme courage de Tony Martin, vainqueur du chrono du Mont St Michel après avoir été pris dans une terrible chute en Corse, le corps brûlé de partout. Mark Cavendish n'a pas eu son rendement "habituel", il n'a levé les bras que deux fois cette année, faute à la terrible concurrence qui règne entre les sprinters. Le Tour a révélé un excellent finisseur en la personne de Matteo Trentin, vainqueur sur le fil de l'étape de Lyon. Michal Kwiatkowski, 11ème au général a montré l'étendue de ses capacités au monde entier. Solide rouleur, bon grimpeur, il s'est longtemps battu avec Nairo Quintana pour le patelot blanc. Avant d'accuser le coup dans la terrible dernière semaine du Tour.

- Orica-Green Edge :

L'équipe made in Australia a été l'auteur d'un Tour renversant à tous les sens du terme. Dès le 1er jour à Bastia, le bus de l'équipe se retrouve coincé sous le portique d'arrivée, créant un cataclysme complet avec les coureurs lancés à vive allure très proche d'arriver sur la ligne. Finalement, l'arrivée aura bien pu se dérouler, après une chute monumentale dans les derniers kilomètres. Certainement véxé par les moqueries et railleries au sujet du bus, Simon Gerrans se venge en remportant l'étape de Calvi. Puis unis comme jamais, les Australiens décroche le jackpot lors du chrono par équipes de Nice. Gerrans, encore lui, en profite pour endosser la tunique jaune, qu'il laissera à son coéquipier Impey quelques jours plus tard. Evoquons également Stuart O'Grady, le plus français des australiens, qui mettra un terme à sa carrière de cycliste en fin d'année, après 17 participations au Tour, dont 15 Tour complet. Chapeau Monsieur !

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