Berthou le solitaire !

A l'image de la FDJ, les grosses écuries cyclistes arrivent en grande pompe. Les deux imposants bus de l'équipe FDJ.fr prennent place sur le parking d'une école de Lannilis. Tout le monde les attend. Les passionnés de cyclisme en font leur attraction. Pendant ce temps, sur le parking en face de cette école, sort de sa Peugeot Rouge un homme, sans coéquipier. Il s'appelle Éric Berthou. Dans la simplicité, le coureur de l'équipe anglaise « Raleigh » s’attelle à monter son vélo seul, gonflant ses pneus lorsque je commence à l'interroger.

-Attends juste un peu, je vais gonfler mes pneus...

-Alors, qu'est-ce que ça fait d'arriver seul à un Championnat de France ?

-Je connais déjà cela, j'ai eu d'autres expériences similaires lorsque j'étais à « Caisse d'épargne », « RAGT Semences ». Du coup, je suis chez les parents (ses parents habitent près de Lannilis), ça enlève un peu la pression, à la limite, au final.

-Ici, que visez-vous ?

Se faire plaisir, profiter de faire le Championnat de France à la maison. Puis, on va donner le maximum pour bien faire ! Que ce soit dans l'échappée de tête du départ ou dans le final. Mais bon, je pense que je vais être un peu juste au niveau de la préparation dans le final. On ne sait jamais, c'est une course d'un jour. Je donnerai le maximum.

-Les ribinoù, le vent, vous craignez ces aléas bretons ?

-Je connais les conditions, je suis d'ici. Non, je ne les crains pas, à la limite, c'est peut-être bénéfique. Cela va durcir la course. Mais je pense que certains coureurs seront démotivés aussi. On verra mais en tous cas, je connais bien les conditions.

Comme il l'a dit, il n'était pas au summum de sa préparation. Éric Berthou n'a pas fini la course élite et ne fait pas partie des107 coureurs ayant terminé la course. C'est dommage. Il est un homme simple et à l'abord sympathique. Bonne chance à lui dans la fin de sa préparation !

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