A. Domont : "Faire mon métier du mieux possible"

Axel Domont, coureur cycliste néo-professionnel cette année chez AG2R La Mondiale s'est livré aux Jeunes Journalistes. Il nous parle de tout : sa saison, ses débuts dans le cyclisme... A l'attaque sur le récent Eneco Tour, le natif de Valence est tout jeune, il vient à peine de fêter ses 23 ans. C'est pourquoi, il est en phase d'apprentissage et doit selon lui "emmagasiner un maximum de caisse et d’expérience". Interview.

Malgré que votre saison ne soit pas encore terminée, quel premier bilan dressez-vous pour vos débuts en tant que coureur cycliste professionnel ?

Le bilan est pour le moment mitigé. J'avais à cœur de marcher en début de saison et avec mon entraîneur nous ne nous sommes pas loupés. J'avais de très bonnes sensations et je prenais beaucoup de plaisir jusqu’à ce que je me blesse au genou (début Avril). Ensuite c'etait un peu plus compliqué. J'ai du d’abord me soigner pour ensuite reprendre de la caisse. Je me suis vite retrouvé au mois de juillet ou le calendrier est un peu pauvre pour les coureurs qui ne participent pas au Tour

Quelle(s) différence(s) avez-vous pu constater entre le monde amateur et le monde pro ?


Il y en a plusieurs, mais la principale est bien sur le rythme des courses. Le peloton "Pro" est capable de rouler plus vite plus longtemps que celui des "Amateurs". Au fur et à mesure de la saison la fatigue s'accumule et il faut donc gérer différemment l’entraînement.


Que retiendrez-vous de votre saison ? Meilleur souvenir ? Pire souvenir ?

Je garderais un très bon souvenir de mon Étoile de Bessèges. Sur cette course j'ai quasiment tout connu ! J'ai roulé pour l’équipe, pris des échappées, un jour je chute le lendemain je me fais revoir par le peloton à 3 kilomètres de la ligne, la victoire le lendemain de Sam Dumoulin et la bonne ambiance qui régnait...
Le pire sera certainement le Circuit de la Sarthe. J'avais de bonnes jambes mais une forte douleur au genou m'obligea à abandonner le dernier jour. Résultat : repos forcé et plusie
urs semaines sans courir.


Durant votre enfance, vous-imaginiez vous un jour franchir le "Rubicon" et devenir coureur cycliste pro ? Ou bien c'était un objectif ?

Non pas du tout. J'ai toujours fais du vélo pour me défouler sans y penser. Ça a commencé à devenir vraiment sérieux pour ma dernière année chez les amateurs. Passer professionnel était devenu une évidence.

Vous avez pu observer durant le mois de juillet, le bon comportement de Romain Bardet sur le Tour. Cela doit vous faire rêver, vous donner envie ?

Oui bien sur, en plus je connais bien Romain pour avoir couru 2 ans avec lui au CCF (NDLR : Chambéry Cyclisme Formation). Le voir à ce niveau là ne m’étonne pas. Maintenant nous sommes différents et je ne peux donc pas me comparer à lui. Certains coureurs arrivent à "maturité" de bonne heure. Il y a plusieurs exemples comme des Sagan, Pinot ou Demare. Moi je m'applique à faire mon métier du mieux possible et un jour peut être j'arriverai à combler l’écart qui nous sépare...


Quels vont être vos objectifs en cette fin de saison ?

Je n'ai pas vraiment d'objectif défini. Je prends les courses comme elles viennent. Le but étant d’emmagasiner un maximum de caisse et d’expérience.


En tant que grimpeur, les courses montagneuses doivent vous faire rêver. Quelles sont ? Quel est votre course favorite ?

On me catalogue comme grimpeur mais je ne pense pas en être un réellement. Chez les amateurs certes je passais bien les cols mais maintenant des mecs comme moi en montagne il y en à la pelle ! Mais des courses types Milan San Remo ou le tour de Lombardie me font rêver !


Quels sont vos lieux favoris pour s'entraîner ?

J'aime beaucoup la Savoie, la région ou j’habite désormais. C'est un très beau "terrain de jeu". On peut y faire de la plaine, du vallonné et bien entendu de la montagne. L’hiver peut être rude avec beaucoup de neige et du froid, mais je compense en allant faire du ski de fond, la première station est à moins de 30 minutes de mon domicile...
Mais je suis natif de la Drôme et plus particulièrement les alentours de Valence et du Vercors. J'ai donc beaucoup de plaisir à y retourner pour retrouver
les routes de mes débuts.

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