Le Mans, un nom de légende pour une course de légende. Les 24 heures du Mans auto fêtaient leurs 90 ans cette année, pour une 81ème édition. La course d’endurance de légende déclinée en version moto et vélo, a encore une fois livré une belle bataille en LMP1, la catégorie reine mais aussi dans les autres catégories.

LMP1 : duel d’hybride

En LMP1, Audi, déjà victorieux 11 fois sur le circuit de la Sarthe faisait face cette année à la concurrence japonaise : Toyota. Le constructeur nippon qui ne s’est jamais imposé sur les 24 heures. Cette année, les deux constructeurs, disposaient de voitures hybrides : trois chez Audi et deux chez Toyota. Le duel avait déjà tourné à l’avantage de la marque Ingolstadt qui, sur la grille départ, plaçait ses trois voitures sur le front. Les allemands étaient suivis par les deux Toyotas. La bataille s’annonçait rude ! Dès le départ, les Toyota commencèrent à se placer et à dépasser l’Audi n°1 et 3. Dans la nuit, primordiale, souvent signe de renversement de situation, souvent fatale, les deux écuries eurent des problèmes. Notamment l’Audi n°1 qui du rentrer aux stands. La situation allait profiter aux Toyota. Même si au petit matin, sur la Toyota n°7, Nicolas Lapierre traversa le sable pour s’empaler dans les pneus. La n°7 reprit la course mais du faire des réparations. En tête, il y avait donc l’Audi n°2 pilotée par les « vieux briscards » (Kristensen, McNish et Duval) suivie de la Toyota n°8 (Davidson, Buemi, Sarrazin) et de l’Audi n°3 (Gené, Di Grassi, Jarvis). Les positions n’allaient pas changer jusqu’à la fin des 24 heures. Audi remportait ainsi une douzième victoire au Mans, et Tom Kristensen gagne ses neuvièmes 24 heures. Il est actuellement le pilote le plus titré au Mans devant Jacky Ickx (6 victoires).

Victoire française en LMP2

Victoire française et même doublé français pur le team Oak Racing dirigé par Jacques Nicolet grâce à la voiture n°35, première, et à la n°24. A noter, qu’Alpine, pour son retour au Mans, a fini 9ème de sa catégorie et 15ème inter-catégorie.

GTE : Aston Martin, l’année noire

Sur les deux catégories, Pro et Amateur, cinq Aston étaient présentes au départ, au final seules deux franchiront la ligne. 7 minutes de course, seulement, au Tertre Rouge, virage avant la longue ligne droite des Hunaudières, l’Aston Martin n°95 avec à son bord Simonsen, s’écrase et rebondit sur le rail de sécurité. La course sera neutralisée et sous régime de la voiture de sécurité pendant 50 minutes. Le pilote danois, évacué à l’hôpital décèdera, comme l’annonçait le communiqué de presse de 18h par l’ACO. La course en deuil, c’était le début des galères pour l’écurie anglaise qui avait décidé de prolonger la course en mémoire d’Allan Simonsen. Les deux Aston Martin abandonnèrent au petit matin. La n°98 abandonnera à la suite d’une panne moteur et la n°99 sur une sortie de piste. Avec une concurrence moindre, la voie royale s’ouvrait à l’écurie Porsche AG Team Manthey qui réalisa le doublé avec la n°92 et la n°91.

Patrick Dempsey : Docteur Mans-mour

L’acteur américain, célèbre grâce à la série Grey’s Anatomy, participa cette année aux 24 heures en tant que « gentleman driver », ces pilotes amateurs qui conduisent aux côtés des professionnels. Malheureusement, son écurie, Dempsey Del Piero-Proton, échoue au pied du podium de la catégorie GTE-Am.

Une édition 2013 endeuillée, mais assez spectaculaire à tous les niveaux. L’édition 2014 s’annonce encore plus spectaculaire avec le retour de Porsche en LMP1, qui détient le record de victoires au Mans (14). Entre les deux marques cousines, Audi et Porsche, Toyota pourrait profiter de ce duel fratricide pour remporter la première fois les 24 heures du Mans.

Au final, Audi devance Toyota

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L'Audi n°2, tout feu, tout phare

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Patrick Dempsey, pilote de la voiture n°77
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Audi victoireux, une pensée pour Simonsen

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Une 81ème édition à oublier pour l'écurie anglaise
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Les méanos ont aussi besoin de repos

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