Une belle claque !

Hier soir à Ernest Wallon il ne faisait pas bon être supporteur de Brive ni même joueur car face à un Toulouse en mode phase finale, le CAB a bu la tasse pendant 80 minutes. Le score est certes logique pour le Stade mais assomme les coujous, 67 à 19 et neuf essais pour les coéquipiers de Thierry Dusautoir. Comme la confirmé Arnaud Mignardi « Toulouse était bien en mode phase finale et Brive pas du tout en mode maintien. »

Mais où étaient les Corréziens ?

Si Brive n’avait « pas la tête à Castres » comme nous l’ont dit Guillaume Namy, Saïd Hirèche et Nicolas Bézy, on peut tout à fait se demander où les Brivistes l’avaient, car c’est sûr et certain, elle n’était pas à Toulouse. Et d’après le coach Nicolas Godignon, « les absences de Sisa (Koyamaibole), de Petrus (Hauman) et de Kevin (Buys) n’ont pas manqué. » Mais alors, que manquait-il aux noirs et blancs qui étaient venus à Toulouse avec de réelles intentions, avec l’envie de prendre un point de bonus et pourquoi ne pas gagner ?

Il manquait tout simplement, de la combativité, de l’ambition, de la discipline et sûrement de l’organisation.

Et le retour d’Arnaud Mignardi après de longs mois d’arrêt n’a pas été décisif. Il faut dire que face au CAB, c’était un grand Toulouse avec de grands internationaux et un banc plein de ressources. Du côté corrézien, il a fallu pallier les blessures et les absences. Andrew Ma’ilei et Malakai Radikedike rejouaient après une pause prolongée et Fabien Sanconnie faisait sa première en TOP14. Et quelle première difficile quand on se fait déborder de tous les côtés !

Mais franchement, il n’y a pas eu photo, Toulouse a été supérieur dans tous les domaines et Brive a lâché prise dès le début et n’a pas su se remettre dans le droit chemin. Et même si en début de seconde période, la rage était de retour pour le CAB, cela n’a duré que 10 minutes, le temps aux locaux de retrouver l’en-but adverse.

Yoann Huget
Yoann Huget

La bonne dynamique du Stade, Brive cherche sa combativité

« On s’est fait éclater, on a explosé de partout, on a été très peu organisés et on a rendu une copie pauvre, très pauvre même. On s’est fait dominer, on a été mauvais. » Les mots de Guillaume Namy sont très clairs, il faut bien dire qu’après 40 minutes éprouvantes pour les Brivistes, et des Toulousains qui n’ont cessé d’appuyer sur l’accélérateur, le score à la mi-temps, 32 à 13, reflète le discours de l’ailier. Si Nicolas Bézy renchérie en disant que les joueurs ont été « ridicules » et qu’ils sont « passés à côté » c’est sûrement suite aux quatre essais inscrits en première période par les hommes de Guy Novès. Un doublé de l’international français Yoann Huget, puis, Cory Flynn marque le troisième essai de cette première période. Maxime Médard se charge d’aplatir le cuir une quatrième fois dans l’en-but briviste.

Et pourtant, et pourtant ! c’est le CAB qui ouvre le score avec une pénalité de son arrière fétiche Gaetan Germain, mais une pénalité ce n’est pas suffisant pour creuser le score et alors que Toby Flood répond à Germain, les essais fusent de partout pour les locaux. Malgré tout, Germain passe une seconde pénalité et le capitaine briviste Arnaud Méla inscrit même un essai tout en force après un gros travail de ses avants.

Mais alors, pourquoi autant d’essais, pourquoi un score aussi large en faveur des Toulousains ? La réponse est claire : de nombreuses fautes, une défense oubliée en Corrèze et des plaquages manqués de part et d’autres.

Il faudrait un sursaut d’orgueil pour que les Brivistes puissent recoller au score, l’auront-ils en seconde période ?

Maxime Médard vient féliciter Yoann Huget / Médard après son essaiMaxime Médard vient féliciter Yoann Huget / Médard après son essai

Maxime Médard vient féliciter Yoann Huget / Médard après son essai

Le CAB a tout de même pu compter sur Germain
Le CAB a tout de même pu compter sur Germain

Toulouse concrétise et Brive sombre

A la sortie des vestiaires, Germain passe deux pénalités de plus ce qui permet à Brive de remonter à moins de vingt points et de peut-être rattraper les Toulousains, peut être … Seulement, ce n’est pas du tout le cas… et le CAB va rester bloquer à 19 points et va finir de sombrer à Ernest Wallon.

Effectivement, après un quart d’heure de jeu en seconde période, c’est Maxime Médard qui conclut une bonne séquence des Toulousains, son deuxième essai, facilement inscrit après que les trois-quarts brivistes aient arrêté leur course. Toby Flood se fait un plaisir de transformer, et comme si cela ne suffisait pas, François Da Ros et Gaetan Germain écopent tout deux d’un carton jaune. Déjà qu’à 15, la défense n’était pas efficace, qu’est-ce que cela va donner à 13 ? Et bien quatre essais de plus signés Médard, Ferreira et Picamoles et le triplé de Yoann Huget s’il vous plait. Flood transforme tout et s’offre même le dernier et neuvième essai de cette rencontre devant ses coéquipiers et devant un public euphorique.

Castres, le match de la relance ?

Neuf essais, 67 points et une belle claque pour le CAB qui était venu à Toulouse avec de réelles intentions. Alors, « il n’y a pas grand chose à dire », d’après Saïd Hirèche, si ce n’est qu’il va falloir soit ramener un point du Tarn soit gagner contre un CO qui a fait un beau match face à Toulon. Cela s’annonce compliqué même si pour les joueurs corréziens, ce match sera celui de la survie.

Quoi qu’il en soit, cette avant dernière journée sera décisive pour bien des clubs et heureusement d’ailleurs que Bayonne, Grenoble et Castres n’ont pas pris de points. Alors ce Toulouse-Brive compte pour du beurre et pour Arnaud Mignardi, « Castres sera le match du maintien. »

Une belle claque !
Avant le coup d’envoi de la rencontre, l’ensemble des joueurs et spectateurs ont observé une minute de silence en hommage à Jean-Marie Soubira, ancien grand joueur de CAB et entraineur, qui nous a quittés jeudi des suites d’une longue maladie. Une immense tristesse était visible sur tous les visages.

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