La haie d'honneur des supporteurs
La haie d'honneur des supporteurs

Ils n’y croyaient pas, mais ils l’ont fait ! D'ailleurs, personne n'y croyait mais le CABCL est maintenu en TOP14 pour la deuxième saison consécutive, mais que cela fut compliqué…

Et pour cause, un calendrier difficile, des cadors qui assomment Brive dès le début. Et puis, il y a eu les blessés, et pas des moindres, Guillaume Ribes mais aussi Arnaud Mignardi. Alors, lorsqu’un club lutte pour sa place dans le championnat à la dernière journée, il peut se sentir démoralisé mais c’est tout à fait le contraire que nous ont montré les Brivistes hier après-midi. Il faut dire, que toute la semaine, les associations de supporteurs et les magasins de la ville avaient décidé d’aider les joueurs à leur façon. Vitrines entièrement décorées, messages au rassemblement sur les différentes radios locales… Ce samedi, il y a même eu une haie d’honneur à l’arrivée des joueurs et on pouvait voir sur leurs visages la joie mais aussi la fierté d’être soutenu par un public comme celui-ci. Le Président du club, Jean-Jacques Bertrand a d’ailleurs été « très heureux de voir l’engouement du public. La mobilisation qui s’est faite cette semaine à encourager les joueurs. Ils étaient partis conscients de l’enjeu bien sûr mais le fait d’être soutenu comme ça c’est extraordinaire. »

Alors que Brive recevait le Stade Français, sur les autres pelouses, les concurrents directs au maintien Bayonne et Lyon, affrontaient respectivement La Rochelle et Grenoble. A 16h15, au coup d’envoi, on se savait pas encore qui allait descendre et à la mi-temps, Bayonne possédait une large avance sur La Rochelle alors que Lyon et Grenoble étaient aux coudes à coudes. Les coujous, quant à eux, menaient 8 à 0 mais n’étaient encore assurés de rien.

Les supporteurs déguisés prêts à crier

Les supporteurs déguisés prêts à crier

Concentration d'avant-match
Concentration d'avant-match

Une bonne défense et un CAB qui en veut

Il faut tout d’abord savoir que lors de ce premier acte, ce sont les noir et blanc qui mènent, ils ont décidé d’imposer leur rythme et de ne pas laisser jouer leurs adversaires. Seulement les Parisiens se donnent à fond face, bien évidemment, à une défense en place et à un groupe organisé. Germain, le buteur maison ouvre le score à la 10ème minute de jeu, récompensant le travail de ses avants. Mais s’il réussit cette première pénalité, il va connaitre des échecs qui vont donner des frissons au public un peu plus tard dans la rencontre.

Et puis, il faut attendre la 21ème minute pour voir le chouchou du peuple corrézien se charger de concrétiser une bonne séquence des Brivistes. Monsieur Sisa Koyamaibole aplatit le ballon dans l’en-but et permet à Brive de s’éloigner au score. Mais, Germain ne transforme pas. Paris repart ensuite sur une bonne dynamique, une bonne touche captée mais à chaque fois, quelque chose coince pour que les Parisiens marquent, eux qui tentent de mettre la pression sur les locaux.

A la mi-temps, le CAB mène de 8 points mais n’est pas assuré de la victoire et encore moins du maintien.

L'essai du bulldozer fidjien Koyamaibole

L'essai du bulldozer fidjien Koyamaibole

L'essai d'Arnaud Mignardi
L'essai d'Arnaud Mignardi

Tout le bonheur du monde !

Aux retour des vestiaires, c’est un régal pour les yeux, les attaques côté briviste fusent de partout, Arnaud Mignardi qui s’était blessé face à Castres en début de saison et qui avait énormément manqué à Brive, inscrit un second essai. En effet, bien amené par Guillaume Namy et Andrew Ma’ilei, le centre conclut une rentrée du tonnerre pour le CAB et notamment avec un Said Hirèche grandiose et un Dominiko Waqaniburotu mort de faim. Seulement, Germain trouve le poteau lors de la transformation et Paris se relance tout en se rapprochant dangereusement de l’en-but mais heureusement encore pour les coujous, les hommes de Quesada échouent..

Si Germain a raté deux transformations, il ne se prive pas pour enrhumer la défense parisienne et transmettre à Malakai Radikedike le ballon du bonus, le troisième essai et en plus, entre les perches !

Mais qu’elle ambiance, de l’euphorie, des « ici ici c’est la Corrèze » et un stade rempli de drapeaux. Bien sûr, Brive ne pouvait pas s’arrêter là et le Sud-Africain Riaan Swanepoel inscrit le dernier essai sur une interception, un remake du Brive-Paris de l’année dernière où Sanchou s’était fait la belle à la 82ème minute. Pour Jean-Jacques Bertrand, cet essai c’est « la cerise sur le gâteau. »

Décidément, ce Stade réussi très bien à Brive. Mais encore 10 minutes de jeu et Parisse et ses coéquipiers ne sont pas prêts à lâcher prise et dans ce laps de temps, Paris peut encore remonter et faire perdre à Brive ce bonus tant attendu.

Les essais de Malakai Radikedike et de Riaan SwanepoelLes essais de Malakai Radikedike et de Riaan Swanepoel

Les essais de Malakai Radikedike et de Riaan Swanepoel

Mais lorsque la sirène retenti, c’est la libération, le moment où tout le monde se demande si c’est vrai, si Brive a vraiment remporté ce match avec le bonus et si vraiment, Paris repart fanny d’Amédée-Domenech. Les joueurs eux-mêmes n’y croient pas, on chante, on danse, on applaudit, on rit, on pleure, on s’embrasse et on réalise qu’ils l’ont fait, que tout le monde les donnait perdants mais qu’ils ont eu envie de faire plaisir à toute une ville, à une région, à des personnes qui les soutiennent depuis toujours. Brive a alors réalisé LE match parfait faisant preuve de réalisme et d'orgueil.

Le CAB l’emporte ainsi 27 à 0, et est maintenu en TOP14 avec Grenoble….mais sans Bayonne. Effectivement, c’est l’Aviron qui rejoint les Perpignan, Biarritz, Carcassonne et autres en PROD2. D’ailleurs, Giorgi Jgenti, qui était à Bayonne en début de saison, nous a confié que c’était « dommage » pour les bleus et ciels mais que pour Brive c’était « une saison incroyable. » Alors s’il n’a fait que deux matchs avec Bayonne et 6 mois exceptionnels avec Brive, rester dans l’effectif noir et blanc serait une "satisfaction" pour le Géorgien.

Bravo au CAB et rendez-vous l’année prochaine en TOP14 !

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