Photo crédit : Claire SICARD
Photo crédit : Claire SICARD

Brive recevait Grenoble dans un match important pour le CAB mais également pour les Isérois car s’ils s’imposaient à Amédée-Domenech, leur place dans les six premiers se consolidait.

Après avoir subi trois revers d’affilés, deux en Challenge Cup et un en TOP14 face aux voisins auvergnats, les zèbres de Corrèze n’avaient pas le droit à l’erreur et se devaient de gagner. Grenoble lui venait avec de réelles intentions, mais manque de pot car après une première mi-temps en leur faveur, le FCG n’arrive pas à concrétiser et c’est en seconde période que Brive se réveille pour enfoncer son adversaire du jour, qui repart alors fanny pour la première fois de la saison, 23-0.

Cafouillage, et un score maigre à la mi-temps.

Il ne faisait pas bon être en pesage à Brive-la-Gaillarde. Alors que le match commence sous des trombes d’eau et un froid glacial, ce sont les hommes de Fabrice Landreau qui mettent de l’intensité dans cette partie. Les noirs et blancs devaient encore repenser à la victoire qu'ils touchaient du bout des doigts au Stade des Alpes mais, si les coujous avaient fait parler le rugby en Isère, ici en Corrèze, l’entame débute très mal pour le CAB qui n’a presque pas la main sur le ballon. Après l’ouverture du score par Germain, c’est un jeu un peu brouillon et avec de nombreux cafouillages que nous offrent les deux équipes. Il faut dire que le temps n’est pas à leur avantage, si la pluie s’est arrêtée de tomber peu de temps avec le coup d’envoi, le terrain s’est lui transformé en piscine, les joueurs surfent et le ballon leur glisse des mains.

C’est donc avec un score très maigre que les 30 acteurs de cette première période rentrent aux vestiaires, « un scénario bizarre » comme le dit Gaetan Germain car les Brivistes ont été « inexistants pendant 40 minutes. » Inexistant devant mais une défense en béton armé derrière et qui a déjoué tous les tours de Grenoble. Pour le grand troisième ligne sud-africain Petrus Hauman, la défense en première mi-temps a « sauvé Brive car Grenoble a fait une très bonne première période. »

Jonathan Wisniewski n'aura pas eu l'occasion de scorer dans ce match. (numéro 10) / Photo Crédit : Claire SICARD

Jonathan Wisniewski n'aura pas eu l'occasion de scorer dans ce match. (numéro 10) / Photo Crédit : Claire SICARD

Le CAB réchauffe le Stade, Grenoble cale.

A la sortie des vestiaires, le message est bien passé côté briviste car les locaux montrent l’envie de gagner. En effet comme le disait François Da Ros à la fin du match, les Brivistes ont su « se poser les bonnes questions pour pouvoir y répondre » et effectivement, alors que Germain passe une pénalité et que Nicolas Bézy s’offre même un petit drop en face des poteaux, Le CAB prend un avantage de neuf points sur Grenoble. A ce même instant, les coujous décident d’enfoncer le clou en plantant deux beaux essais en l’espace de cinq minutes à peine. Le premier est signé Christopher Tuatara-Morrison, le joker médical d’Arnaud Mignardi et qui avait également été le joker médical de Sivivatu à Castres en début de saison. Pour le second essai, c’est l’emblématique capitaine corrézien Arnaud Méla qui se charge d’aplatir le cuir dans l’en-but. Le CAB a alors réchauffé le Stade et les supporteurs chantent et encouragent leurs joueurs. Même si le temps ne se prête pas à un jeu rapide avec les jambes des ailiers ou des centres, côté briviste, Guillaume Namy ou encore Malakai Radikedike essaient de faire parler leur vitesse mais n’arrivent pas à réellement concrétiser. Il reste alors 10 minutes et dans les gradins, les 10532 spectateurs ayant fait le déplacement attendent le bonus. Effectivement, ce bonus est tout à fait accessible pour Brive car en face, ce sont des Grenoblois absents et qui calent. La sirène retenti, dernière action briviste qui n’aboutira à rien. On en reste là, victoire noire et blanche, 23-0.

Ce match avait plutôt mal débuté pour le CAB mais comme l’a dit Nicolas Godignon, « mission accomplie même si ce n’était pas évident en première mi-temps, mais la victoire est méritée. » Guillaume Namy s’est dit lui « satisfait et vraiment content. »

Arnaud Méla et Chris Tuatara-Morrison/ Photo crédit : Claire SICARD
Arnaud Méla et Chris Tuatara-Morrison/ Photo crédit : Claire SICARD

Arnaud Méla et Chris Tuatara-Morrison/ Photo crédit : Claire SICARD

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