Une partie de l'équipe arbore son slogan !
Une partie de l'équipe arbore son slogan !

Un doux vent souffle sur la Bretagne et bientôt peut-être soufflera à travers la France. Nul doute qu’il formera des « Vagues d’espoir », tout comme l’association éponyme qui poursuivra son action au cours de cette année 2015. Elle est actuellement composée de 8 membres, animés par une passion commune, le surf, et un projet commun : « Mission Madagascar 2015 », Mi.Ma. Portrait d’une initiative jeune et louable.

Genèse du projet

Elle est souriante, motivée et bienveillante. A tout juste 17 ans, Camille Dubrana, lycéenne parmi tant d’autres, a eu l’idée elle singulière, de s’investir dans une mission humanitaire. Au sortir d’une session de surf avec son amie Alix Carpentier, au spot breton convoité de La Torche (29), en octobre, elle se donne le droit de faire mûrir son projet. « Il y a quelques années, avec mon père, nous étions allés soigner des personnes défavorisées à l'hôpital de la capitale de Madagascar, Antananarivo. Cette expérience m'a énormément marqué. C'est donc pour cela que notre projet de cette année s'est directement dirigé vers Madagascar, et plus particulièrement, Mahambo, ville côtière. » explique-t-elle avec simplicité. Dès lors épaulée par son père, Frédéric Dubrana, chirurgien exerçant à l’hôpital « La Cavale Blanche » de Brest (29) et de son amie Alix, lycéenne, elle crée « Vagues d’espoir », une association humanitaire qui a de quoi séduire par son unicité. Rejointe dans son initiative par Benoît Carpentier, 18 ans, surfeur professionnel, champion d’Europe espoirs, ainsi que par Manuel Zanotto, étudiant en « Scienze motorie » à l’université de Vérone, mais aussi par une frange conséquente de personnel médical, elle et son équipe sont au nombre de 8, bientôt plus*. Convaincue du sérieux de leur projet, l’organisation « La Littorale » leur a d’ailleurs octroyé une bourse à l’initiative. Mais d’ailleurs, quel projet ?

Leur action

En août 2015, ils ont pour souhait de partir trois semaines, non pas en voyage touristique, mais en mission humanitaire, sur l’île africaine de Madagascar. « Nous ferons de notre mieux pour appliquer les trois valeurs directrices de « Vagues D'espoir » auprès de jeunes défavorisés de Mahambo. Elles sont : le PARTAGE autrement dit, partager une passion, le Surf, (et le Stand up Paddle) le sport, et développer d’autres dimensions telles que la citoyenneté, la RESPONSABILITÉ c’est-à-dire sensibiliser les populations au respect de leur environnement, mais aussi l’UTILITÉ en contribuant à l’amélioration de la vie quotidienne» relate Camille avec conviction. Ainsi, là-bas, ce qu’elle veut offrir sans contrepartie, est déjà très clair. Elle souhaite, accompagnée de ses collègues, proposer des initiations au Stand up Paddle dans une zone côtière offrant de fortes potentialités peu exploitées. Par ailleurs, la volonté de « Vagues d’espoir » est de faciliter le quotidien insulaire par le don de matériels divers, ainsi que par un soutien humanitaire et médical au bénéfice des populations. Enfin, elle entend encourager les populations à la gestion des déchets et ordures, ainsi qu’à une préservation de l’environnement poussée, donnant un sens au terme citoyenneté. Pour mener à bien ce projet, ils ont, grâce à la générosité d’une bienfaitrice, trouvé sur place un QG à Mahambo. Pour le moment, ils se réunissent sur la commune de Plongonvelin, dans le Finistère (29), autour de leur directeur Mathieu Carpentier, pour discuter de leur projet.

A Mahambo, ils bénéficient de contacts qui leur seront utiles. « Nous sommes en contact avec plusieurs personnes là-bas, dont une qui est sur le lieu-même de Mahambo. Elle nous aide pour l’organisation. Nous sommes aussi en liaison avec une autre association locale : Mada Fon’ankizy qui ne sera d’un grand besoin dans l’organisation des actions sanitaires et sociales. » précise-t-elle.

Guidés par le sport et l'amour des vagues

Tous les membres de l’association pratiquant des activités aquatiques, ces disciplines doivent tenir un rôle phare dans leur action. Le sport doit être vecteur d’espoir et non pas d’individualisme, mais de solidarité. Puis, Camille, lancée, développe son idée : « Le surf et ses variantes seront nos outils pour y arriver. Le surf comme moyen donc, moyen de développer des habiletés motrices, mais aussi d’apprendre du milieu dans lequel nous vivons, d’apprendre sur soi-même. ». Elle souhaiterait que leur action rapproche ces populations, ces jeunes, de la nature. De plus, « Vagues d’espoir » pourrait développer leur solidarité au-delà de celle déjà existante. Pour preuve, au moment où vous lisez ces quelques mots, des dizaines de jeunes partagent 5 planches pour faire vivre leur passion au cœur des rouleaux de Mahambo. Loin des dizaines de planches dont dispose chaque club de surf en Bretagne, ou ailleurs. « Vagues d’espoir » voudrait encourager la pratique du surf à Mahambo à se structurer, à s’organiser, pour pourquoi pas un jour permettre à certains jeunes d’entrer dans le métier comme Benoît Carpentier, dès la jeunesse.

Au détour d’une phrase, lorsque je lui demande si fournir une initiation sportive répondrait vraiment aux problèmes insulaires, Camille me glisse quelques mots de Nelson Mandela, symbole de la fin de l’apartheid en Afrique du Sud : « Le sport a le pouvoir de changer le monde...Il a le pouvoir d’inspirer. Il a le pouvoir de rassembler les individus comme peu d’activités le peuvent. Il parle aux jeunes dans une langue qu’ils comprennent. Le sport peut créer de l’espoir là ou seule son absence brillait. ». Et justement, la lueur qui porte le développement de cet espoir, c’est cette association.

Comment les aider ?

Sur le plan logistique, leur priorité est de boucler le budget de l’association. Cependant, ils recherchent aussi du matériel scolaire, des vêtements et du matériel de surf, qui ferait le voyage avec eux pour servir aux plus démunis. Partager leur initiative a donc quelque chose de crucial, car, par le bouche-à-oreille et les nombreuses actions qu’ils ont prévues viendra l’aide d’acteurs de la vie économique et sociale. D’ailleurs, certains acteurs ont déjà apporté leur contribution. « Nous avons déjà reçu des dons, ainsi qu’une aide financière du « Crédit Mutuel de Bretagne », du matériel de la part de « Castel publicité », du magasin « Starboard » et d'écoles de surf. Nous remercions donc les bienfaiteurs. » se réjouit la lycéenne du lycée Vauban à Brest (29). De plus, il se pourrait que l’association soit sponsorisée par une team de surf à laquelle appartient Benoît Carpentier, Mathieu Carpentier et depuis peu Camille : « Swelladdiction ». De quoi donner de la visibilité à leur projet.

Vous aussi, vous pouvez les aider à travers des dons (déductibles d’impôts). Vous pouvez également participer à leurs actions, la première ayant déjà eu lieu. Effectivement, parties pour Paris prendre part à une course de Stand Up Paddle sur la Seine, Camille et Alix, ont eu l’occasion de s’entretenir avec des surfeurs professionnels et de porter les couleurs de « Vagues d’espoir ». Cette action n’est que la première étape d’une long programme dont voici les premières échéances. Tout débutera officiellement lors d’une présentation publique le 24 Janvier à la salle Kéraudy de Plougonvelin (29), à l’occasion de la remise de la bourse à l’initiative octroyée par « La Littorale ». S’ensuivront pêle-mêle une campagne de crowdfunding (levée de fonds) sur le site internet Fosburit, une loterie au profit de l’association, mais aussi une initiation au Stand up Paddle moyennant un don librement choisi. Tant d’actions qui toucheront toutes les générations, car fédérer les populations autour d’une cause commune est leur but premier.

« Vagues d’espoir » est une association dynamique, ambitieuse et qui est pleinement investie dans son projet actuel. « Nous espérons que l'association pourra se pérenniser et que d'autres projets naîtront après notre mission en août 2015. Cependant, nous nous focalisons pour l'instant sur ce projet-ci. » ose me confier Camille alors que nous arrivons au terme de notre entretien. Et c’est ce qu’on lui souhaite au vu du fait qu’elle a les pieds sur terre, et une certaine maturité. Mais, cela ne l’empêche pas de s’amuser aux côtés de sa troupe, et leur slogan actuel, reflète bien cela : « TSARA BOE » (« Bien ou bien » en malgache).

Si cette association vous a convaincue et que vous avez la volonté de la soutenir, n’hésitez pas à visiter son site internet : vaguesdespoir.org ou à la suivre sur les réseaux sociaux où elle est présente, tels que Facebook et Twitter.

Ne ratez pas non plus le lancement de la campagne de crowdfunding.

N’hésitez pas à les contacter. : vaguesdespoir@laposte.net

Logo et esprit de l'association
Logo et esprit de l'association

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Tract de l'association
Tract de l'association

Membres de l'association

- Alix Carpentier 16A, lycéenne

-Marie-Corentine Janvier, 18A, École d’infirmière de Limoges

-Lauriane Jaouen, 22A, étudiante en Soins Infirmiers à l’I.F.S.I de Morlaix

-Benoit Carpentier 18A, lycéen et surfeur professionnel, champion d’Europe espoirs

-Mathieu Carpentier, 23A, double cursus histoire et STAPS à l’université

-Manuel Zanotto, 26A, de Vicence (Italie), étudiant en « Scienze motorie » à Vérone, mène une thèse sur le Stand Up Paddle.

-Claudie Siou, 49A, infirmière de bloc opératoire

-Camille Dubrana 17A, lycéenne (Terminale)

. Rejoindront aussi sûrement le projet : - Frédéric Dubrana, 55A, chirurgien à l’hôpital de La Cavale Blanche à Brest - Julien Le Prévost, 28A, Infirmier en chirurgie, photographe spécialisé dans le surf et les activités aquatiques. - Juliette Coat, 26A, Assistante Hospitalo-universitaire.

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