Face au Métro, le CO fait grève

Finies les vacances, pour les non-internationaux, un match de reprise toujours difficile à jouer où il vaut mieux se déplacer pour les limiter les risques. Une 12ème journée grandiose ouverte par un excellent duel Toulon-Clermont à Nice se poursuivait par un duel moins prometteur en spectacle entre Castres et le Racing Métro 92. Un match sous des conditions difficiles, vent d’autan, rafales et pluie, qui a tourné en faveur des hommes du duo Travers-Labit.

La méthode des Lolos

Comment ne pas penser l’inverse. En plus de conditions désagréables, le Racing s’est montré efficace mais sans être spectaculaire. Et encore, l’efficacité peut être remise en cause quand Goosen a manqué par cinq fois la mire. Face à lui, Kockott a été un peu plus chanceux, bien que son équipe ne lui ait pas offert beaucoup d’opportunités. De l’autre côté de la ligne médiane, les entraîneurs castrais avaient beau pestiférer derrière les décisions de l’homme en vert, les joueurs semblaient être devenus schizophréniques en quelques semaines, passant d’une équipe valeureuse, a une équipe ne montrant point de combat et d’envie.

Le CO pris en l’air, un peu moins sur terre

Pris dans la conquête de l’air, les franciliens ont plus vite décollé grâce à la touche qui amena l’essai de Wenceslas Lauret. « Les blessures de Christophe Samson et de Richie Gray (protocole commotion pendant le match, NDLR) ont désorganisé notre alignement » déclarait Matthias Rolland. Le CO a buté dans un secteur qui lui réussit d’habitude, mais face au génie de l’ancien entraîneur castrais Laurent Travers, les ciel et blancs ont su profiter de ces maladresses tarnaises pour voler de précieux ballons aux tarnais.

Pourtant dans la conquête, Castres n’était pas en reste. La mêlée, jusqu’à la sortie de la première ligne en seconde mi-temps, a dominé son adversaire. Mais les ballons trop mal exploités par les lignes arrières n’ont pas pu être concrétisés en essais. Les castrais attaquaient sans envie, n’avançant pas au contact, et perdant de précieux par manque de soutien. De son côté, le Racing Métro a joué avec des conditions climatiques défavorables au spectacle mais étant plus pragmatique. En face le CO n’a pas eu la même lucidité comme le rapporte Brice Mach : « on voulait trop les déplacer alors qu’on devait aller jouer chez eux. »

Les signes d’une déroute

Etait-ce un manque d’envie ? Un manque de moyens ? Pas de domination à l’impact, des choix tactiques à revoir et des gestes de nervosité qui aurait pu couter cher : en première mi-temps d’abord, Fa’asalele dans un ruck dégaina deux crochets et M.Attalah en retourna la pénalité. Puis en deuxième mi-temps, dans le camp francilien, une pénalité récoltée par le CO, Kockott et Claassen les « Springcoqs » se taquinaient et Rémi Lamerat vint pousser son ancien coéquipier, et là aussi M.Attalah retourna la pénalité. Sur ces deux actions, Castres laissa passer bêtement 6 points.

Auteur de 4 essais en deux sélections, Teddy Thomas n'a pas été aussi étincelant face à Castres

Auteur de 4 essais en deux sélections, Teddy Thomas n'a pas été aussi étincelant face à Castres

Face au Métro, le CO fait grève

Que fait Castres ?

Champion en 2013, finaliste en 2014, c’est à croire que les franciliens ne réussissent pas au CO cette saison : une défaite à domicile face au Stade Français, puis celle-ci face au Racing. « Castres ne mérite pas son classement » racontait Camille Gérondeau après le match. Son entraîneur Laurent Travers rajoutait : « je suis assez confiant quant à la suite de la saison pour le CO. » Brice Mach de son côté ne veut pas dramatiser : « c’est dans la douleur que l’on reconnaît les groupes forts, je suis persuadé qu’on l’est. » Mais ce CO est imprévisible de week-end en week-end. Les deux week-ends européens à venir face aux Wasps ne seront peut-être pas signicatifs tant on ne sait pas ce que les castrais nous réserveront à Clermont-Ferrand. « Je vois pas ce qu’on peut faire de plus » commente Matthias Rolland. Ce que le CO peut faire, c’est de ne pas suivre l’exemple de Perpignan la saison dernière et pour cela il reste 14 journées aux hommes de Darricarrère et de Milhas pour sauver la baraque.

A Castres (81). Stade Pierre-Antoine. 8602 spectateurs. Arbitre : Salem Attalah (Franche-Comté).

12ème journée de Top 14. Coup d’envoi : 18H30. Mi-temps : 6-11

Evolution du score : 3-0, 3-5, 3-8, 3-11, 6-11, 6-14, 9-14

Castres

Pénalités : Kockott 18’, 38’, 80’

Réussite : Kockott 3/5

Racing Métro 92:

Pénalités : Goosen 27’, 57’

Essai : Lauret 23’

Drop : Goosen 33’

Réussite : Goosen 2/7

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