Thomas Sanchou (au premier plan) tente de s'échapper pour marquer l'essai lors du match du CABCL face à Biarritz
Thomas Sanchou (au premier plan) tente de s'échapper pour marquer l'essai lors du match du CABCL face à Biarritz

Thomas Sanchou, c'est ce centre, doté d'un petit gabarie mais qui met toute son énergie à aller de l'avant. Généreux et vaillant telles sont les qualités de ce joueur qui comme il le dit si bien lui-même, « je suis quelqu'un qui aime la vie, et je la croque à pleines dents! »

Arrivé à Brive en 2013, il a choisi ce club pour son côté familial, « j'avais déjà joué avec Philippe (Carbonneau) à la Section Paloise, je m'entendais très bien avec lui et je savais qu'il pouvait m'apporter ce côté famille. Je ne voulais pas partir loin de Castres parce que ma femme y travaillait encore, et puis, je n'ai pas cherché le salaire mais plutôt l'harmonie et un bon cadre de vie. » En effet, Thomas a beau être professionnel, il est tout de même un grand passionné de chasse et d'ossature bois (type de construction de maisons). Parfois râleur, il est aussi quelqu'un qui change d'avis comme de chemises en l'espace de deux jours à peine.

« Je me bats contre les gros méchants ! »

Son point fort ? L'envie bien sûr ! C'est d'ailleurs cette envie qu'il met dans les matchs qu'il joue et c'est grâce à ça qu'il avance car Thomas, c'est « un petit gabarie qui se bat contre les gros méchants ! » Jouant centre la plupart du temps mais excellant au poste de demi de mêlée (surtout lors du challenge européen), il nous a également parlé de son poste, « avec l'évolution du rugby, les centres sont de plus en plus costauds et il est vrai que dans ce cas-là, j'ai peut-être moins ma place maintenant, mais je suis quelqu'un qui défend. »

Thomas Sanchou a commencé par le rugby de village, « là où jouait mon père, ensuite en Reichel, je suis parti à la Section Paloise, j'ai un petit peu joué dans l'équipe première. Je suis allé à Albi où j'ai signé mon contrat pro, j'y suis resté 6 ans, ensuite 5 ans à Castres et je suis arrivé à Brive. » C'est en passant par le Castres Olympique, un certain premier juin 2013, que Thomas a pu toucher le fameux bouclier de Brenus et comme il dit, « on le voit à la télé depuis qu'on est petit et de le voir en vrai c'est impressionnant. » Nous lui avons demandé ce qu'il avait ressenti quand il était devenu champion de France avec l'équipe Tarnaise, « je n'ai pas trop joué cette année-là, je n'ai pas participé à la finale sur le terrain mais dans la tribune. Après, c'est un moment extraordinaire pour ceux qui ont eu le maillot, ça a été fort et c'était exceptionnel pour nous de faire partie de l'aventure. C'est quelque chose d'unique. »

Corriger les fautes, gommer les détails.

Nous avons également analysé avec lui la défaite de Brive face à son voisin Auvergnat, « c'est décevant parce qu'on s'attendait à faire un autre match. On a fait beaucoup d'erreurs, beaucoup de petites fautes qu'on n'aurait jamais faites l'année dernière. Après on n'était peut-être pas prêts pour jouer ces grosses équipes en début de saison. Clermont, ils étaient un niveau au-dessus et sans trop forcer ils nous ont mis en difficulté. » Mais, c'est un match où il n'y aura pas eu d'essais, il n'y a eu que de l'indiscipline, c'est peut-être cette indiscipline qu'il faut changer, et Thomas nous l'a confirmé, « c'est vrai, il y a eu beaucoup de fautes, on s'est fait pas mal sanctionner et ce sont ces petites fautes qu'il faudra corriger, ces petits détails qu'il faudra gommer pour atteindre un haut niveau sinon ces erreurs ont les payera cash. »

Assumer le statut.

Thomas nous a confié que l'objectif de Brive était toujours le maintien, « je pense que l'on a l'équipe pour se maintenir. Toutes les équipes se sont renforcées donc c'est du très haut niveau maintenant. Après, finir dans les 10 premiers, ça serait joli. Et puis, il y a le fait que désormais nous ne sommes plus promus, il n'y a donc plus d'effet de surprise, on fait partie intégrante du TOP14, alors que l'année dernière on en faisait pas totalement partie donc il faut que l'on assume ce statut. »

Puis, nous avons posé des questions un petit peu plus personnelles au joueur Briviste. Nous l'avons notamment questionné sur le sportif, de haut niveau ou bien amateur, qui lui avait donné envie de pratiquer le rugby, sans hésiter, Thomas nous a répondu « mon père, c'est lui qui m'a initié, qui m'a fait venir dans les vestiaires et qui m'a fait découvrir ce monde. » Ensuite, il nous a avoué qu'il se plaisait à Brive, « le rugby c'est une chose mais j'adore cette ville. C'est une petite ville où il y a tout. C'est les petites rues piétonnes où on peut être tranquilles en famille. Après il y a une bonne ambiance avec le groupe mais par où je suis passé c'était à peu près pareil, je pense que plus tu te plais dans la ville plus tu es bien dans les vestiaires et sur le terrain. »

Croire en ses chances.

Finalement, la dernière question fut un peu plus technique. Nous avons demandé à Thomas s'il avait un conseil à prodiguer pour vous chers lecteurs qui pratiquez le rugby ? Un conseil sur les matchs et les entrainements ?

« Déjà je dirais qu'il faut croire en ses chances, que tu sois petit, grand, maigre ou gros, si on bosse, je pense que la chance peut nous sourire. C'est difficile d'être pro donc le conseil c'est d'écouter les entraineurs, que tu joues en petit ou en haut niveau, c'est l'entraineur qui commande et il faut travailler. »

Merci beaucoup Thomas pour ta disponibilité et surtout ce grand sourire que tu as tout le temps, et également cette joie de vivre que tu portes en toi.

Thomas Sanchou (au centre de l'image) lors du match du CABCL face à Biarritz

Thomas Sanchou (au centre de l'image) lors du match du CABCL face à Biarritz

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