Simon Azoulai, la victoire et point barre.

Dix années passées dans les rangs du CAB, dix années de bons et loyaux services auprès d'une équipe Corrézienne à qui il doit beaucoup. Simon Azoulai, désormais troisième ligne du Sporting Club Tulliste, a volontiers répondu à nos questions. Il est revenu sur sa carrière et nous a décrypté le match du CAB face à l'UBB qui se déroulera dans quelques heures. Merci à lui pour sa disponibilité.

Après avoir pris sa retraite professionnelle, l'envie de rechausser les crampons était trop forte, et Simon, il y a quasiment deux ans, a repris une licence à Tulle pour jouer en Fédérale 1. Histoire de garder la forme !

Le grand troisième ligne, nous a expliqué que la retraite, il y pensait déjà depuis un an ou deux, « je me sentais un peu fatigué lors des entrainements, donc c'était le bon moment pour arrêter. » En parallèle, c'est un très studieux Simon Azoulai qui s'est inscrit au CDES (Centre de Droit et d'Économie du Sport) à Limoges, où il prépare actuellement un DU (diplôme universitaire) de manager de sport professionnel, et pour lui, « ça a été le déclic, l'envie de partir sur ça. » Il nous a également parlé de son club de cœur, le CAB, SON club comme il dit, un club très important où il a vécu, « de bons moments, des moments un peu plus durs comme la descente en ProD2, mais voilà, c'est un club que j'ai beaucoup aimé. » Il rajoute qu'il est très heureux à Tulle également pour ne pas réveiller la rivalité entre Tullistes et Coujous.

Ensuite, Simon a analysé pour nous la rencontre CAB-UBB qui aura lieu dans moins de 4 heures. Le Périgourdain de naissance a joué pour ces deux clubs et connaît très bien le jeu des noirs et blancs. « J'espère que Brive va gagner parce que ça me ferait plaisir et je pense qu'ils ont besoin de points. L'UBB est une équipe qui est performante, ils ont gagné à l'extérieur et sont pour l'instant 4èmes du championnat, ils ont récemment gagné face à la Rochelle à la Rochelle et ils risquent de se qualifier dans les 6 premiers. »

Ce qui a plu au troisième ligne lorsque que celui-ci est venu jouer à Tule, c'est le fait qu'il y ait d'anciens Brivistes comme Jérôme Bonvoisin ou encore Jamie Noon et c'étaient des joueurs avec lesquels il s'entendait plutôt bien, c'était des amis. « Je n'avais pas envie de partir pour finir dans un club et tout reprendre à zéro, j'avais envie de retrouver un contexte familial. Les anciens Brivistes m'avaient prévenu que l'ambiance était très bonne. »

Cette année encore, l'objectif numéro 1 du Sporting est le maintien car pour Simon, « c'est important de garder Tulle en fédérale 1. » Le SCT pourra d'ailleurs compter sur l'ancien Briviste qui a à cœur d'apporter le plus possible au collectif et à l'équipe. Ensuite, les objectifs individuels de Simon sont surtout prendre du « plaisir et que l'équipe tourne bien. » Il rajoute avec un sourire, « c'est la chance d'être un peu âgé, on a moins d'objectifs et on pense plus au collectif et ça, c'est plus sympa parce qu'on se reconcentre sur l'équipe. » En voilà un qui ne se plaint pas d'être vieux !

Alors que le SCT est orphelin de son entraineur Stéphane Ferrière parti pour raisons personnelles il y a peu, nous avons demandé à Simon Azoulai si ce départ avait affecté le collectif Tulliste. « Bien sûr que c'est compliqué, Stéphane c'était quelqu'un d'important dans le club qui était là depuis 6 ans, et qui a fait monter le club de Fédérale 3 à Fédérale 1. Après, c'est son choix, il faut le respecter, on savait que ça allait être compliqué qu'il aurait du mal à gérer. Il a fait le maximum pour donner un coup de main au club. Maintenant, c'est à nous, les joueurs de prendre un peu plus nos responsabilités et de s'impliquer davantage dans le projet de jeu. Il va falloir qu'on comble le manque de Stéphane. »

Simon Azoulai, la victoire et point barre.

C'est aujourd'hui que le SCT va voir si ce manque d'entraineur peut être comblé. Car aujourd'hui, à la même heure que le match CAB-UBB, en Corrèze une autre rencontre a lieu, celle de Tulle face à Bobigny. Simon pense surtout à la victoire, « ce qui compte c'est la victoire, il ne faut pas dire ''on va essayer de faire un bon match'' comme face à Nevers. Aujourd'hui c'est la victoire et point barre. »

Le 19 octobre, ce sera l'occasion pour le flanker de retrouver son club formateur, Périgueux. Alors, pression supplémentaire ? « On a envie de bien figurer sur ce match. Je n'ai pas eu beaucoup de clubs, juste Périgueux, Bordeaux, Brive et Tulle, mais j'ai commencé à Périgueux et c'est Périgueux qui m'a lancé en première division à l'époque. Il y a des images sympas qui reviennent. Après, pas de pression particulière, juste l'envie de bien faire et de bien jouer pour montrer que même si on est un peu âgé on n'est pas fini. » Très réaliste ce Simon, qui depuis Janvier est également consultant sur Sud Radio. Il nous en a d'ailleurs touché un mot, « Sud Radio m'a contacté car il reprenait les matchs en direct. C'est une expérience qui m'a attiré parce que je ne l'avais jamais faite et je me suis dit pourquoi ne pas essayer, c'est toujours bien d'avoir de nouvelles expériences et j'y prends du plaisir. C'est super sympa et puis je suis bien accompagné par un vrai commentateur. »

Simon qui a la tête sur les épaules nous a également dit que pendant toute sa carrière, son mot d'ordre était « ne pas décevoir, ne pas décevoir les gens qui nous regardent, c'est ce que je me dis sur le terrain quand ça va pas, je ne veux pas que les gens soient déçus par ma prestation et mon comportement. Je fais la maximum pour ça. » En plaisantant, nous lui avons demandé s'il ferait 10 ans au sporting comme il avait fait au CAB. Avec beaucoup d'humilité, Simon nous a répondu qu'il pensait être un peu âgé et que surtout il n'avait pas envie qu'on dise de lui « il est trop vieux qu'est-ce qu'il fait encore sur le terrain? » il faut savoir s'arrêter au bon moment. » Paroles très sages d'un un troisième ligne que l'on a questionné sur un conseil pour les entrainements et les jours de matchs. « Être sérieux dans l'entrainement, prendre du plaisir avec ses coéquipiers. Il ne faut pas trop se prendre la tête avec tout ce qui est extérieur. Le respect ça consiste parfois à s'entrainer sérieusement pour être compétitif et il faut aussi respecter les coéquipiers. Mais surtout, mon credo pendant toute ma carrière ça a été de prendre du plaisir et faire le maximum et quand on fait ça, on n'a pas de regrets. »

Simon Azoulai, la victoire et point barre.
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