Johnnie Beattie l'éCOssais

Après les passages dans le Tarn de Gregor Townsend, Gordon Ross, Scott Murray, ou encore Max Evans et Richie Gray, c'est un nouvel international écossais Johnnie Beattie qui a débarqué au Castres Olympique cette saison. Avant d'affronter Montpellier, son ancienne équipe, le flanker écossais a répondu à nos questions.

Quels sont vos sentiments après cette première victoire sous vos nouvelles couleurs ?

Cela fait du bien. Cette première victoire lance notre saison. Personnellement, c’était intéressant de jouer pour la première fois au stade Pierre-Antoine, de partager ce moment avec les coéquipiers…

L’intégration au Castres Olympique était-elle plus facile grâce déjà à la présence de deux écossais, Richie Gray et Max Evans, dans le groupe ?

Oui, avec Richie et Max cela m’a aidé un peu. Mais c’est quand-même un groupe avec des mecs sympathiques. L’intégration était très facile, le groupe a un bon état d’esprit, une bonne ambiance. Tout le monde s’entend bien ici.

Le match à venir c’est à Montpellier, où vous allez retrouver votre ancien et vos anciens coéquipiers. Que ressentez-vous ? Le MHR est-il plus fort que la saison passée ?

Si je vais jouer, je vais aller là-bas avec beaucoup de respect et d’humilité. J’ai encore beaucoup d’amis là-bas. Moi et ma femme on y a vécu deux ans, on était très heureux. On a hâte de revoir les copains et les copines mais il y a un match à jouer aussi. Ça va être compliqué, ce n’est jamais facile de jouer contre des amis. J’aurai besoin de rester concentré sur le match en s’appliquant surs nos points forts et l’entame du match. Je connais les qualités du MHR, ça sera un match difficile.

On sait que les anglo-saxons ont cette culture de la Coupe d’Europe. Est-ce qu’il vous tarde de la disputer sous sa nouvelle formule « European Rugby Champions Cup » ?

J’ai hâte de voir l’évolution des différentes équipes. On va jouer deux fois à Londres (Le CO ira aux London Wasps dans le High Wycombe et chez les Harlequins à côté de Twickenham, NDLR), et à Dublin (face au Leinster, NDLR). Ce sont vraiment des villes de rugby. C’est comme un cadeau d’y participer. J’espère que cette année on pourra se qualifier pour les quarts de finale.

Est-ce que la Coupe d’Europe est plus importante que le championnat malgré la nouvelle formule ?

C’était comme ça. La H Cup était plus importante que la Ligue Celte le Pro 12. Mais cette année ça change. Avant, la qualification était automatique. Maintenant il faut finir dans le top 6 du championnat pour participer à la Champions Cup. Cela va rassembler aux play-offs du Top 14. Le Pro 12 va prendre plus d’ampleur. Avant le championnat c’était comme un cadeau.

Sur le plan international, est-ce que l’objectif c’est de participer à la prochaine Coupe du Monde ne 2015 ?

Pas tellement, je préfère m’intégrer rapidement et jouer proprement pour le Castres Olympique. Je pense d’abord à progresser avec le club avant de penser à l’équipe d’Écosse.

Avec une trentaine de sélections avec le XV du Chardon, le stade de Murrayfield est toujours impressionnant à chaque fois que l’on y joue ?

Le stade est toujours chaud à chaque match : la première partie du Flower of Scotland est accompagnée de cornemuses puis la deuxième est a capella. C’est une chance de jouer des matchs comme ça, de jouer dans des stades différents avec une telle ambiance. Être au milieu du terrain pendant les hymnes c’est magnifique avec les milliers de supporters qui chantent autour, c’est impressionnant !

Johnnie Beattie, un avenir qu'il perçoit en bleu et blanc, avec le CO ou avec l'équipe d’Écosse, comme son père John avant lui ou sa sœur Jennifer actuellement internationale avec l'équipe de football d’Écosse.

Johnnie Beattie l'éCOssais
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