Leukemans gaillard à Brive

Il y avait du beau monde ce matin sur la place du Champ de Juillet à Limoges, pour accueillir ce 47ème Tour du Limousin. Le soleil était lui aussi au rendez-vous lors de cette étape longue de 176km entre deux villes importantes de la région, Limoges et Brive-la-Gaillarde.

La présentation de chaque équipe s'est faite sous des tonnerres d'applaudissements et le départ a pris place au milieu de centaine de personnes venues rencontrer les coureurs cyclistes toujours aussi agréables et disponibles. Parmi eux, David Menut, le « petit gars du coin » comme on dit, Creuzois de naissance, stagiaire au sein de la formation Big-Mat Auber, David a même posé aux côtés d'un certain Raymond Poulidor, lui aussi grande vedette, ici, en Limousin. Nous pouvions notamment voir Romain Feillu (Bretagne Séchée Environnement), qui depuis quelques années maintenant, habite la région. Il y avait également, Yukiya Arashiro, le japonais de l'équipe Europcar, vainqueur de l'édition en 2012, qui s'est présenté sur l'estrade tout sourire, Sylvain Chavanel, six fois champion de France du contre-la-montre, Franco Pellizotti, Johnny Hoogerland, Francesco Chicchi, Davide Rebellin, Leonardo Duque, Arnaud Démare, Samuel Dumoulin et bien d'autres. Seul non partant ce matin, Thomas Voeckler, en effet, c'est un coup dur pour l'équipe Europcar, car le cycliste, s'est fait renverser par une voiture en rejoignant le Champ de Juillet et semble souffrir d'une clavicule cassée.

Cycliste en porcelaine de Limoges distribué à toutes les équipes / Raymond Poulidor et David Menut / Yukiya ArashiroCycliste en porcelaine de Limoges distribué à toutes les équipes / Raymond Poulidor et David Menut / Yukiya ArashiroCycliste en porcelaine de Limoges distribué à toutes les équipes / Raymond Poulidor et David Menut / Yukiya Arashiro

Cycliste en porcelaine de Limoges distribué à toutes les équipes / Raymond Poulidor et David Menut / Yukiya Arashiro

Retour sur ses terres pour Rémi.

Ce fut aussi l'occasion pour un mécano, de retrouver sa Corrèze natale. Il s'agit de Rémi Chaudières,mécano au sein de la Pomme Marseille. Rémi, licencié à l'Union cycliste corrézienne est un habitué du vélo, tombé dedans quand il était petit, son rêve était de devenir professionnel mais il n'a pas eu cette chance là, cependant, il a pu intégrer le staff de l'équipe continentale afin de réaliser à moitié ce rêve : « ça fait forcément plaisir de revenir ici, c'est la seule course pro qui se déroule en Limousin, ça fait quelque chose pour moi qui suis de la région, de partager une course professionnelle avec mon équipe. Je suis mécano et par rapport à ce que j'ai fait en magasin, ça n'a rien à voir, les coureurs sont plus exigeants donc il faut travailler de façon minutieuse mais après, c'est quelque chose qu'il faut vivre, je rêvais de le faire et franchement je ne regrette pas. Je n'ai pas été coureur pro et être mécano dans une équipe pro c'est mon rêve qui s'est réalisé. »

Rémi Chaudière

Rémi Chaudière

Daniel Mangeas, la voix et la culture du vélo.

Qui dit tour dit Daniel Mangeas, la voix du tour de France, cette voix qui vous transporte du début à la fin, cette voix qui semble tout connaître. C'est en 1974, que Mangeas s'est révélé. Alors que Pierre Shori le speaker principal du Tour de France, tombe en panne de voiture, Daniel court et vole pour commenter le tour et ce jour-là, le vainqueur se prénomme Raymond Poulidor, une folle histoire d'amour … oups … de tour qui dure depuis 40 ans. Et pourtant, après ces longues années de loyaux services, Daniel rend le micro et prend sa retraite mais comme il le dit si bien, « la retraite ce n'est que pour les gens qui ont travaillé! »

Raymond Poulidor et Daniel Mangeas

Raymond Poulidor et Daniel Mangeas

Leukemans, le Belge en jaune.

Parlons maintenant du vainqueur du jour. Björn Leukemans, le Belge de l'équipe Wanty-Groupe Gobert, qui a 3 km de l'arrivée s'est échappé pour finir en solo devant Stéphane Rossetto et un petit groupe de poursuivants. Leukemans aime le tour du Limousin, c'est d'ailleurs en 2011 que tout commence quand le Belge remporte la première étape et le classement final. Aujourd'hui, âgé de 37 ans, il s'est mis en tête de nous refaire le même coup. Peu importe l'âge, l'expérience est de rigueur sur le Tour du Limousin. Mais souvenons-nous de Martin Elmiger, vainqueur l'année dernière. Il avait remporté la première étape et le classement général. Et si la première étape était la bonne ? Nous verrons ça demain où les coureurs devront grimper vers Grèzes en Dordogne.

Björn Leukemans

Björn Leukemans

Réactions d'après course avec :

Rudy Molard (Cofidis) : « C'était dur, c'est dommage parce que j'étais dans le premier groupe et je déraille dans la descente, donc j'ai vu tous les groupes me passer devant. Je suis repartie assez loin mais j'ai réussi à rentrer dans le peloton mais j'étais trop loin. Sinon, de bonnes sensations, j'étais plutôt bien, après, j'ai fait trois semaines sans courses donc j'étais un peu dans l'inconnu. Mais sinon j'avais de bonnes jambes. »

Romain Feillu (Bretagne Séchée Environnement) : «Ce n'était pas simple, 3600 mètres de dénivelé, c'est vraiment beaucoup, c'est ce qu'on a sur certaines étapes de montagne du Tour de France, là ce n'était pas des grands cols mais beaucoup de petites bosses à répétition. Bon, je visais cette étape parce que l'arrivée en elle-même me convenait bien après, ce qu'il y avait devant c'était un peu dur pour moi. »

Romain Feillu / Rudy MolardRomain Feillu / Rudy Molard

Romain Feillu / Rudy Molard

Petit plus :

Quelques photos de la course dans la côte d'Estivaux en Corrèze.

Les cyclistes en action dans la côte d'Estivaux
Les cyclistes en action dans la côte d'Estivaux
Les cyclistes en action dans la côte d'Estivaux
Les cyclistes en action dans la côte d'Estivaux

Les cyclistes en action dans la côte d'Estivaux

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