Le CO joue mais Paris gagne

Ils trépignaient d’impatience, après s’être rencontrés en amical, castrais et parisiens se sont retrouvés pour la première journée de championnat. Castres recevait le Stade Français à Béziers faute de tribune en construction au stade Pierre-Antoine. Une délocalisation qui a attiré une douzaine de milles spectateurs pour le premier match de la saison qui n’est jamais bon de recevoir…

Le froid réalisme parisien

A Castres le jeu, à Paris les essais. Voilà les mots pour résumer cette rencontre. Le Stade Français entame de la meilleure des manières, ou plutôt c’est le CO qui commence très mal son match par ce coup de pied contré dans ses 22 mètres. Le jeune Palis tente de dégager son camp mais face à lui l’expérimenté Arias étend ses bras, le ballon part vers l’en-but, seul le parisien part en chasse et aplatit le premier essai à la 13ème minute, fallait-il y voir un signe de malchance pour le CO ?

En début de seconde mi-temps, sur une action de plus de 100 mètres, c’est le jeune Ugena pour Paris qui est à la conclusion d’un essai accordé après arbitrage vidéo. Le stade de la Méditerranée ne disposant pas d’écran, difficile pour arbitres, joueurs et spectateurs de se faire une opinion : Ugena qui file dans l’en-but, se faire boxer le ballon par Romain Cabannes. Seul l’arbitre vidéo donc, le parisien ne commet pas d’en-avant, puisque c’est le castrais qui lui arrache, et donc l’essai est accordé.

Papé : «On aurait très bien pu le perdre »

En effet, le deuxième-ligne parisien voit juste, Paris aurait bien pu perdre le match, Castres aurait mérité sa victoire. Bénéficiant de l’occupation et de la possession, les castrais se sont montrés dangereux, allant même jusqu’à s’approcher à 3 mètres de l’en-but parisien suite à une pénalité vite jouée par Kockott, mais stoppé par un plaquage haut de Parisse. « Paris méritait à ce moment-là, en deuxième mi-temps, d’être en infériorité numérique » dixit Romain Cabannes après le match. A la limite de l’anti-jeu ou de la faute dans les rucks, le Stade Français arrivait toujours à sa sauver de cette pression castraise qui était rudement menée par un Dan Kirkpatrick à la baguette.

La faille dans la défense parisienne survient à la 72ème minute, quand Kockott prend un intervalle, fixe le dernier défenseur, et sert Romain Martial sur sa gauche qui file à l’essai. Avec la transformation de Palis, le CO reprend les devants de 4 points, sauf qu’il reste 8 minutes…

Le CO s’emmêle

Si le Stade Français a profité de nombreux contres pour marquer, les roses de la capitale se sont appuyés sur une domination du secteur de la mêlée. Le CO passera trois piliers à droite : Faanunu sorti en première mi-temps car trop faible face à Van der Merwe, c’est Yohan Montès qui rentre. L’ex-toulousain tient un peu plus le choc en mêlée, fait la différence dans le jeu, mais doit céder sa place à Lazar sur blessure. Puis Faanunu remplace le roumain car la mêlée souffre trop.

Mais la nouvelle recrue n’y trouve pas son compte. La mêlée castraise qui est enfoncée sur sa ligne d’en-but, se voit amputée par un carton jaune distribué à Faanunu. Capo Ortega sort pour faire respecter la règle de la carence en mêlée. Paris doit prendre une mêlée simulée à ce moment du match, il reste une minute. Sauf que le Stade Français prend une touche, Capo Ortega revient, mais le CO se retrouve à 14 contre 15 parisiens. Paris capte le ballon en touche, derrière Kockott vient gratter le ballon dans l’axe parfaitement dans la règle, alors quelques parisiens viennent déblayer illicitement. M.Ruiz l’arbitre, demande à Kockott de se retirer, les parisiens écarte le ballon vers l’aile, et en bout de ligne Djibril Camara vient assassiner les castrais d’un essai. Paris repasse devant d’un point, puis de trois points après la transformation réussie par Plisson. La sirène retentit, Paris double Castres sur la ligne.

Cette défaite n’est pas alarmante pour Castres mais il faudra au plus vite se rattraper par une victoire à l’extérieur. Le prochain match chez le voisin toulousain ne sera pas le plus facile bien que les rouges et noirs ont bien failli perdre à domicile contre Oyonnax. Les supporters castrais attendent une mêlée plus conquérante, surtout en première ligne, où manquent les habituels tracteurs Karena Wihongi (blessure) et Ramiro Herrera qui dispute le Four Nations avec l’Argentine.

"No scrum, no win" le CO a été trop souvent pénalisé dans le secteur de la mêlée

"No scrum, no win" le CO a été trop souvent pénalisé dans le secteur de la mêlée

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