Etouffants les castrais, à l'image de Gray
Etouffants les castrais, à l'image de Gray

Surpris lors des deux premières journées par deux défaites, le Castres Olympique a retrouvé son antre de Pierre-Antoine et s’est imposé 30 à 6. Un première victoire qui plus est bonifiée, qui redonne confiance au groupe castrais avant son déplacement à Montpellier vendredi soir.

Inviolée en Top 14 la saison dernière, la pelouse du stade Pierre-Antoine affichait une certaine pression. Il fallait au plus vite que le CO se rattrape après son revers à Béziers contre le Stade Français. Bayonne n’est pas non plus le meilleur adversaire pour se racheter. Les basques se déplaçaient dans le Tarn avec une confiance emmagasiné grâce à un succès bonifié sur Oyonnax.

L’envol de l’alignement castrais

La deuxième-ligne a été impériale. Le géant des Highlands Richie Gray et le monstre uruguayen Rodrigo Capo Ortega ont claqué les bayonnais et leurs lancers. Une majorité de ballons perdus par les bayonnais donnaient des munitions aux castrais. Une de ses pertes de balles bayonnaises fut même à l’origine du premier essai sous les couleurs castraises de Julien Dumora.

L’obstination puis la raison

Après avoir concédé l’ouverture du score à la 3ème minute puis avoir égalisé, à la mi-temps de la première mi-temps le CO faisait siège sur la ligne d’en-but bayonnais. Redemandant la mêlée, les tarnais poussaient les bayonnais à la faute une énième fois en mêlée et Dwayne Haare en faisait les frais. S’approchant très près ou en y rentrant, les castrais ne parvenaient pas à planter l’essai. En supériorité numérique, scorer était le plus important. Par une pénalité puis ensuite par Marcel Garvey qui venait enfin marquer le premier essai du match, c’est tout un stade qui se réveillait.

Amputé mais pas muet

Un « CO » bleu turquoise sur fond blanc avait été déployé par les supporters en tribune nord. Les deux maillots géants offerts par Kipsta ondulaient derrière les poteaux et la tribune Gabarrou ? Pour l’instant de simples armatures en acier prêtes à accueillir les spectateurs mais aussi des loges. Les ouvriers devraient néanmoins retrouver quelques ballons ici et là sur le chantier.

Destruction, occupation et concrétisation

Si David Darricarrère, l’entraîneur des arrières castrais, ne parle pas de match parfait, le quinze castrais s’est racheté. En mêlée, le CO a obtenu des pénalités au lieu de les concéder. En touche, aérien serait trop peu qualifier la prestation d’un alignement qui a été stratosphérique et qui a permis au CO à camper dans le camp bayonnais. Capo Ortega s’est exprimé ballon en main, en face Santiago Fernandez doit s’en souvenir encore. La force du huit de devant est aussi à la conclusion de l’essai du bonus.

Le néo-castrais Thomas Combezou a laissé une trace en découpant Blair Stewart mais aussi en désorganisant et en déchirant la défense basque. Les feufolets Evans et Garvey ont déployé leurs ailes pour mettre en péril la défense basque. Seul peut-être Rémi Talès s’est retrouvé en dedans offensivement avec des passes hasardeuses ou une touche directement trouvée. Mais l’ancien rochelais a tout de même contribué à la imperméable défense qui s’était dressée face aux hommes de Patricio Noriega.

A Castres (81). Stade Pierre-Antoine. 7500 spectateurs. Arbitre : Maxime Chalon (Limousin).

3ème journée de Top 14. Coup d’envoi : 18h30. Mi-temps : 13-6

Evolution du score : 0-3, 3-3, 6-3, 13-3, 13-6, 20-6, 27-6, 30-6

Castres :

Pénalités : Kockott 10’, 26’. Palis 77’

Essais: Garvey 29’, Dumora 51’, Mach 57’

Transformations : Kockott 29’, 52’, 58’

Réussite : Kockott 5/6. Palis 1/1

Carton jaune : Palis 80’

Bayonne :

Pénalités : Stewart 3’, 38’

Carton jaune : Haare 21’

Réussite : Stewart 2/2

Mots de vestiaires :

Scott Spedding (arrière, Bayonne) : Cette défaite fait très mal après la prestation que l’on a fournie la semaine dernière. Il n’y a pas grand-chose à dire. On a fait beaucoup de fautes et on n’avait pas beaucoup de ballons. Mais quand on avait le ballon, on faisait des fautes aussi… On ne pouvait pas gagner le match si on était tout le temps sur notre ligne.

Julien Dumora (arrière, Castres) : On est content de s’être racheté après les deux premiers perdus. On voulait montrer notre vrai visage à notre public pour ce premier match à Castres. On aurait pu tuer le match en première mi-temps mais on ne le fait pas. On marque deux essais d’affilée en seconde mi-temps, et ça nous soulage d’avoir pris le bonus offensif.

David Darricarrère (entraîneur, Castres) : On avait besoin d’un match comme ça. Les garçons ont mis beaucoup d’énergie à l’œuvre, parfois un peu brouillonne. On avait d’aller de l’avant, de retrouver notre jeu qui est fait de dynamisme, de duels. Le contrat n’a été pas trop mal rempli.

Une première victoire où Bayonne n'a pas pu faire grand chose. Spedding est même obligé de relancer de son en-but.
Une première victoire où Bayonne n'a pas pu faire grand chose. Spedding est même obligé de relancer de son en-but.

Une première victoire où Bayonne n'a pas pu faire grand chose. Spedding est même obligé de relancer de son en-but.

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