The Big Sunday

Ce dimanche c’est le sport anglais qui a été à l’honneur. Entre le Tour de France, le Grand Prix de Formule 1 de Grande-Bretagne, et la finale homme du tournoi de Wimbledon, nos voisins anglais ont été servis, et nous aussi !

Hamilton prophète en son circuit

Silverstone, temple du sport automobile britannique dans le Northamptonshire, voyait se dérouler aujourd’hui son cinquième grand prix de Formule 1 de son histoire. Sur cet ancien terrain utilisé par l’aviation anglaise, c’est le régional de l’étape (référence au Tour de France) Lewis Hamilton qui s’est imposé sous les yeux de son père et de son frère. Mais cette fois, les Mercedes n’aura pas fait le doublé. Son coéquipier Nico Rosberg a abandonné suite à un problème de boîte de vitesses.

Le fait marquant du jour s’est pourtant déroulé au premier tour. Le finlandais Kimi Räikkönen sort large, perd le contrôle de sa monoplace et tape le rail de sécurité. Derrière, Felipe Massa enfourche le pneu de la Scuderia et doit lui aussi abandonner. La conséquence de cet incident c’est le drapeau rouge et une course qui a dû reprendre une heure après.

Hamilton remporte la 27ème victoire de sa carrière et profite de l’abandon de son coéquipier pour revenir à quatre points au classement. Un finlandais qui abandonne, un autre qui signe un podium, Valteri Bottas monte sur la boîte, accompagné de Ricciardo à la troisième marche.

Le Requin montre les dents

Après l’énorme succès populaire de la première étape, le peuple du Yorkshire a remis ça entre York et Sheffield aujourd’hui. A 200 kilomètres des machines roulant à 300 km/h, le peloton du Tour de France affrontait une étape semblable aux classiques ardennaises, vallonnée, avec des « casse-pattes », où seuls les rudes sprinteurs pouvait espérer quelque chose. Après une étape longuement menée par une échappée, c’est un petit groupe d’une trentaine de coureurs qui allait se disputer la victoire finale. Dans ce groupe, Cavendish était absent après son abandon suite à la chute de la veille, tout comme Marcel Kittel. Le sprinteur allemand devait rendre le maillot jaune. Mais pour qui ?

A moins de vingt kilomètres, on commence à croire à une victoire française en terre britannique. Pierre Rolland (EUC) et Jean-Christophe Péraud (ALM) s’extirpent du peloton, mais le toulousain Péraud n’a pas vraiment coopéré avec Rolland. Le jeune français se permettait même de continuer seul, des espoirs vite avalés par un peloton où tous les cadors étaient-là : Sagan, Froome, Contador, Valverde, Nibali, Kwiatkowski, Rui Costa, Van Garderen. Malgré la dernière difficulté à cinq kilomètres de l’arrivée, la côte de Jenkin Road (cat.4), ce petit groupe resta groupé jusqu’à l’approche de la flamme rouge. Dans les deux derniers kilomètres, le champion d’Italie Vincenzo Nibali (AST) part seul. Derrière, on se regarde, on s’observe. Devant, le squale a sa proie en vue : la ligne d’arrivée.

L’italien résiste au retour du peloton, sans tergiverser, et s’impose finalement avec deux secondes d’avance sur le reste de la troupe. Pour la troisième et dernière étape en Angleterre, le maillot jaune sera sur les épaules de l’italien qui fait coup double aujourd’hui.

Djoko sacré et numéro un

Sur le gazon londonien de Wimbledon, Novak Djokovic s’est offert son septième titre du Grand Chelem face au suisse Roger Federer. Le serbe a triomphé de son adversaire au bout de cinq sets et de presque quatre heures de jeu : 6-7, 6-4, 7-6, 5-7, 6-4. Le suisse a repoussé le serbe de la quatrième set en sauvant une balle de match mais a fini par céder dans le cinquième. « Nole », pour les intimes , récupèrent sa place de numéro un mondial. Rendez-vous à l’US Open.

De la F1 au vélo, il n’y a qu’un pas

Un temps évoqué comme repreneur de l’équipe cycliste Euskaltel-Euskadi, Fernando Alonso (Ferrari) a tenu à encourager les 198 coureurs du Tour de France.

Photos: page Facebook Lewis Hamilton, Tour de France, Wimbledon

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