Promise au Cav', Kittel rafle la mise

Comme l’an dernier, le Tour de France entame son périple par une étape en ligne, dans le Yorkshire. Avec la présence du Duc et de la Duchesse de Cambridge, ainsi que du prince Harry, le Tour pouvait partir sur la voie royale vers Paris.

Le peloton trépigne

A peine le drapeau baissé par Christian Prudhomme, le sarthois Benoît Jarrier (BSE) s’attribuait le rôle de premier d’attaquant du Tour. Pour la première participation de son équipe à la Grande Boucle, il fut accompagné d’un autre sarthois, Nicolas Edet (COF), et du roublard Jens Voigt (TFR). Derrière, le peloton emmené par les Lotto-Belisol laisse faire. L’échappée prend jusqu’à 5 minutes d’avance. Jarrier, le coureur de l’équipe bretonne, à l’image de son attaque, allait prendre les premiers points pour le grand prix de la montagne à la côte de Cray (cat.4, km 68).

Jensie sème la zizanie

Après la descente de la côte de Cray, Jens Voigt semble être le seul à disputer le sprint intermédiaire. Les deux français préférant se disputer les points pour les pois, laissent filer l’allemand. En Angleterre, comme à Rio, c’est donc toujours l’Allemagne qui dépasse la France ! L’allemand file donc seul grappiller les points sur les deux côtes de troisième catégorie : Buttertubs (km 103,5) et Grinton Moor (km 129,5). Seul, il lui est plus facile de fendre la foule mais derrière lui, le peloton, qui a repris Jarrier et Edet, est ralenti par le public, créant des cassures à l’arrière. Pas de soucis pour les groupes lâchés, Voigt lève le pied après avoir fait pris les derniers points à Grinton Moor, et dans la descente le peloton se regroupe formant un seul bloc.

A Harrogate, les héritiers de la couronne patientent pendant que roulent en tête différentes équipes. Les formations de sprinteurs (Lotto-Belisol pour Greipel, Omega Pharma-Quick Step pour Cavendish, Giant-Shimano pour Kittel…) se mêlent à la Tinkoff-Saxo qui protège son leader Alberto Contador d’éventuelles chutes qui pourraient survenir. Tout le monde a en tête la première étape de la centième édition avec une chute proche de l’arrivée à Bastia.

Les cinquante derniers kilomètres vont se passer sans réelle attaque, aucune équipe plus qu’une autre ne se met à rouler. C’est enfin dans les dix derniers kilomètres que les trains s’organisent. A l’approche des quatre derniers kilomètres, la formation OPQS prend les devants pour amener Cavendish grâce à un train de luxe (Kwiatkowski, Martin, Renshaw). D’un côté de la route les belges, de l’autre l’équipe Giant-Shimano pour Marcel Kittel. Même l’équipe Cofidis pointe le bout de son nez. Sous la flamme rouge, sur un final qui monte, c’est Cancellara qui tente sa chance. Le suisse se fait reprendre par Kittel aux 300 mètres au même moment où Mark Cavendish entraîne Simon Gerrans (OGE) dans une chute. Le sprinteur anglais semble avoir la clavicule droite touchée. Devant, Sagan a beau jouer des coudes avec Kittel, c’est l’allemand qui prend le pas sur le slovaque. Vainqueur de la première étape en 2013, il réédite cet exploit un an plus tard et s’empare du maillot jaune. Navardaukas (GRS) complète le podium de la première étape, devançant le premier français Bryan Coquard (EUC).

Buttertubs : le tube de l’étape 1

Le Tour et la montagne offrent souvent des images d’un public en liesse, et parmi les mythiques : l’Alpe d’Huez, le Mont Ventoux… Cette année on peut l’affirmer dès la première étape, la ferveur populaire a envahi l’Angleterre. Située au kilomètre 103, cette côte de Buttertubs (cat.3), où Jens Voigt fit cavalier seul, était un stade ! Une route sillonnant entre deux collines, un passage étroit pour les coureurs, voilà ce qu’est Buttertubs ! Le peloton a même eu du mal à passer au milieu. Pour les fans qui n’étaient pas sur la route, le spectacle pouvait s’admirer depuis des collines, inondées d’amoureux de la « Petite Reine ». Quelques kilomètres plus loin, dans la côte de Grinton Moor, même spectacle. Le Yorkshire a définitivement adopté le Tour !

Pour cette « first stage » (première étape en anglais), Kittel fait coup double en revêtant le maillot jaune et le maillot vert. Jens Voigt quant à lui s’empare du premier maillot pois du Tour de France 2014 et portera demain le dossard rouge du prix de la combativité. Le premier meilleur jeune de ce Tour est Peter Sagan et roulera demain en blanc de York vers Sheffield. Les casques jaunes et dossards jaunes du classement par équipes reviennent à l’équipe Sky, grâce notamment à une sixième place de Christopher Froome à Harrogate.

Top 5 de l’étape (et du général)

1. Marcel KITTEL (GIA/Allemagne) en 4h44’07’’

2. Peter SAGAN (CAN/Slovaquie) m.t

3. Ramunas NAVARDAUSKAS (GRS/Lituanie) m.t

4. Bryan COQUARD (EUC) m.t

5. Michael ROGERS (TCS/Australie) m.t

Photo: page Facebook Le Tour de France

Chaque jour, réagissez sur les réseaux sociaux grâce au hashtag #TDFjj. Les meilleurs tweets seront diffusés sur le blog!

Retour à l'accueil