Valentin Pradalié ce lionCO

Valentin Pradalié, 18 ans en novembre prochain, joueur dans les équipes jeunes du Castres Olympique, vient d'honorer ses premières sélections avec l'équipe d'Espagne - 18 ans en rugby. De ses premiers plaquages au Castres Olympique aux mêlées avec le XV del León , il évoque son histoire si particulière avec le ballon ovale. Rencontre.

A quel âge as-tu commencé le rugby ?

J’ai commencé à partir de 7 ans au Castres Olympique. J’étais de Castres, ça m’allait bien et puis je ne voyais que par le CO.

Quand tu as commencé, tu voulais jouer à quel poste ?

Plutôt derrière. Le poste de centre me plaisait. Quand on était dans ces catégories-là, il n’y avait pas trop de postes donc on jouait un peu partout.

Un modèle à ce poste ?

Pas vraiment même si depuis quelques années j’admire particulièrement Sonny Bill Williams, qui ne joue plus à XV. A mon poste actuel, j’aime bien Thierry Dusautoir. Malheureusement il n’a pas été à son meilleur niveau sur cette fin de saison avec Toulouse.

Ton oncle, José Diaz, a été champion de France avec le CO en 1993, et sélectionné avec l’équipe d’Espagne. Ton frère Anthony, est passé par Périgueux en Pro D2 et a porté aussi le maillot de l'Espagne. Que t'ont-ils apporté?

Je pense. Mes deux frères ont joué au rugby. J’ai commencé par le foot mais je me suis un peu dirigé vers le rugby grâce à eux. Mes frères, mon oncle, m’ont inspiré et m’inspirent encore.

En quoi es-tu sélectionnable avec l’équipe d’Espagne ?

Ma mère et ma grand-mère sont espagnoles. Mon grand frère est en équipe première de l’équipe d’Espagne. Le sélectionneur a demandé à mon frère s’il avait un petit frère, il lui a envoyé des vidéos de moi en train de jouer, le contact s’est fait et j’ai pu aller au championnat d’Europe.

Peux-tu raconter ta première expérience la sélection espagnole ?

On a fini vice-champions d’Europe. On jouait en division A, un niveau en dessous de la division Elite. Il y avait de grosses équipes à jouer : Roumanie, Russie, Pays-Bas… En finale on a perdu contre la Russie 27 à 3. C’était un match où on est passé à travers, où on n’a pas su montrer notre vrai niveau. La fatigue se faisait ressentir aussi, et dans une compétition très compliquée comme celle-là, il faut donner le meilleur à chaque match.

Est-ce que la barrière de la langue t’a posé un problème ?

Non pas vraiment, je suis quasiment bilingue de ce côté. On était seulement deux français. Il y avait vraiment une ambiance de copains dans l’équipe, différente de celle en France. Ils jouent pour s’amuser, sans se prendre la tête.

Ton avenir tu le vois comment ? Tes prochains objectifs ?

Je suis heureux de rester au CO. C’est mon club formateur, de cœur, et j’espère que je porterai ce maillot encore longtemps. Avec l’Espagne, j’espère atteindre l’équipe première et peut-être disputer la Coupe du Monde 2019 au Japon. La disputer avec mon frère serait encore mieux !

L'avis d'Anthony Pradalié (6 sélections l'Espagne) sur son "petit" frère:

"Cette année je ne l’ai pas vu jouer mais d’après les vidéos que j’ai vues, c’est un bon sauteur, un bon plaqueur. Ce sont ses plus grosses qualités, mais il a un peu le même défaut que moi, à savoir qu’il est un peu trop gentil, il manque un peu d’agressivité.

C’est une fierté qu’il joue en équipe d’Espagne. Il y a eu mon oncle, moi, maintenant lui, et peut-être que d’ici quelques années on jouera ensemble sous le même maillot."

Valentin avec son oncle José Diaz, champion de France en 1993 avec Castres, et multiple sélectionné avec le XV del León

Valentin avec son oncle José Diaz, champion de France en 1993 avec Castres, et multiple sélectionné avec le XV del León

Valentin et son frère Anthony, tout deux rêvent de Coupe du Monde 2019.

Valentin et son frère Anthony, tout deux rêvent de Coupe du Monde 2019.

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