Bayonne s'offre le maintien sur un CO dépassé

C’était un match à suivre, un match qui allait avoir une incidence en haut mais aussi en bas. C’est pourquoi de nombreux supporters castrais se sont déplacés, pour encourager leurs joueurs qui allaient essayer de décrocher un barrage à domicile mais aussi pour profiter d’une ambiance exceptionnelle à Jean Dauger, qui sait si l’Aviron venait à descendre…

Bayonne pique ses banderilles

Une fois le Vino Griego chanté, Pottoka la mascotte qui avait chauffé le public, le coup d’envoi pouvait être donné. Seulement deux minutes de jeu et déjà un joueur était à terre. David Roumieu le bayonnais et ancien castrais, sortait sur civière après une minute et 45 secondes. Très vite c’était le pied des buteurs qui allait parler. Bustos Moyano ouvrait le score pour l’Aviron Bayonnais suivi de Rory Kockott pour le CO. Les Bayonnais se montraient vite dangereux s’approchant de la ligne mais sans jamais la franchir. Il faudra une belle descente de Spedding dans la défense castraise. L’arrière bayonnais fixait Dulin et servait son centre Ugalde sur un plateau pour marquer le premier essai du match après un peu plus de 25 minutes. Avant la mi-temps il fallait une réduction de score par une pénalité de Kockott pour que les deux équipes rentrent aux vestiaires sur le score de 10-6. Mais la tension était palpable entre les joueurs. A la pause, le CO n’était pas dans les six premiers, le Stade Français menait à Toulon et Toulouse menait contre Grenoble. La deuxième mi-temps pouvait-elle basculer en faveur des castrais ?

Bustos Moyano, encore une fois décisif au pied

Bustos Moyano, encore une fois décisif au pied

Et le CO peut remercier Toulon

La deuxième mi-temps commençait comme la première. Une pénalité de Bustos Moyano redonnait un peu d’air à Bayonne. Mais à la suite de ces trois points marqués c’était le CO qui allait se mettre à jouer. Peut-être même à surjouer. Alors dans le camp basque, le CO se fait intercepter et la furia bayonnaise remonte tout le terrain. Stoppés à quelques mètres de l’en-but, le ballon sortait côté gauche jusque dans les bras de Joe Rokocoko. L’ancien all-black prenait le trou à 5 mètres de l’en-but et plantait le deuxième essai bayonnais, peut-être celui du maintien. Car si au même moment Perpignan était en phase de se maintenir à Clermont, Oyonnax perdait à Brive et voyait la descente se rapprocher.

20-6, l’écart était fait, les castrais étaient dépassés. Une pénalité de plus de Bustos Moyano et le score se portait à 23-6 en faveur des basques. Dépassés, les castrais, commirent des « fautes bêtes » à l’image d’un plaquage à retardement à l’épaule de Lamerat sur Bustos Moyano qui lui valut un carton jaune. Le sursaut d’orgueil vint en fin de match. Pour essayer d’aller chercher un point de bonus défensif, les castrais revenaient dans le camp bayonnais. Talès à la sortie d’un maul côté fermé, cafouillait le ballon mais sans commettre d’en-avant, allait aplatir le seul essai castrais du jour, transformé par Garcia (23-13, 78e).

Et si Bayonne remettait un coup sur la sirène, les hommes de Lanta et Deylaud n’allaient pas marquer de troisième essai mais se voyaient maintenu. Oyonnax était revenu dans la partie du côté de la Corrèze, et Clermont avait dépassé Perpignan au score.

Le public bayonnais entonnait Hegoak puis le Vino Griego, les ciel et blancs étaient sauvés. Tandis que côté castrais, la victoire de Toulon permettait au CO d’accrocher une sixième place. L’objectif de début de saison était acquis. Le CO se déplacera à Clermont samedi prochain. Le Stade Français, terminant septième, jouera un barrage européen contre les London Wasps ou les Exeter Chiefs. C’est donc une nouvelle compétition qui commence en haut, les compteurs seront remis à zéro pour les barragistes. Toulouse recevra le Racing et le vainqueur affrontera Toulon en demi-finale. Clermont-Castres se jouera samedi prochain à 16h40 et le vainqueur ira défier Montpellier à Lille.

Biarritz, qui a déjà fait ses cartons pour la Pro D2 sera accompagné par l’USAP qui descend donc après 103 ans passés dans l’Elite. Ce sont deux clubs mythiques, légendaires, qui sentent le rugby de terroir, qui tombent mais qui auront pour objectif de remonter au plus vite.

Pottoka peut lever les bras, l'Aviron reste en Top 14!

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