Castres élu à la majorité

C’est veille d’élections municipales partout France, c’est surtout veille d’élections aux barrages et à la descente en Top 14. Après une trêve internationale, les urnes du Top 14 rouvrent pour la ligne droite finale. Quelles équipes brigueront les 6 premiers fauteuils et quel mauvais candidat rejoindra Biarritz, condamné à la Pro D2 ? C’est tout l’enjeu de cette 22ème journée avec un alléchant Castres-Brive. Entre des Tarnais qui doivent absolument gagner pour rester dans les six premiers et des Brivistes qui doivent préparer le derby contre Clermont mais aussi se sauver définitivement, le vote sera indécis. Si à l’aller, les Brivistes l’avaient emporté à la majorité sur un cinglant 34-0 face à des Castrais inexistants, le match retour s’annonce tout aussi alléchant. Mais sur chacune des listes manquent des conseillers. Côté castrais, l’absence de Samson et Gray risquent d’affaiblir l’alignement en touche. Derrière, Talès et Cabannes auraient pu apporter une certaine sérénité. Côté briviste, on prépare le deuxième tour face à Clermont. Le colosse Koyamaibole a été mis au repos.

Dans des conditions qui ne prêtent pas aux grandes envolées, la mêlée, avec un solide pack castrais aligné, sera une des clés du scrutin.

Castres fort mais sans concrétiser

Coup dur pour Castres. Le mastodonte Karena Wihongi laisse ses coéquipiers après la 1ère mêlée, boitant en sortant du terrain. Quelques minutes plus tard c’est Max Evans, déjà touché avec l’Ecosse et portant un casque, qui va être touché. Aux dernières infos, il nous a rapporté qu’il en saurait plus après des examens lundi. Tout commençait donc très mal pour le CO, habitué aux mauvaises entames à domicile contre Oyonnax et Toulouse, il ne fallait pas reproduire les mêmes erreurs. Le mauvais temps n’empêche pas les intentions de jeu affichées par Castres. Malheureusement, le ballon quelques fois glissant n’ira pas en terre promise. Pour cela il va falloir attendre la 19ème minute. Dans un élan du paquet d’avant, le CO franchit la ligne avec le ballon. Mais où est-il ? M.Cardona demande alors l’arbitrage vidéo et aperçoit le ballon toucher l’en-but. L’essai est accordé à Claassen l’ancien briviste.

Le CO qui domine, Brive n’a plus que d’autres choix à faire que de ralentir le jeu, le « pourrir ». Les esprits s’échauffent et c’est logiquement que M.Cardona distribue deux cartons jaunes à Peikrishvili et Mela pour quelques câlins. Jusque-là en manque de réalisme, Castres s’en résout au pied de Rory Kockott pour avoir un avantage de 16 points à une minute de la mi-temps. Sauf que, sur la sirène Castres une concède une pénalité. Une pénalité que va tenter Gaëtan Germain et qui fait rentrer les deux équipes aux vestiaires sur le score de 16 à 3 en faveur des locaux.

La mi-temps ne calme pas les tensions

Dès le deuxième acte, sous le déluge, s’abat une averse de cartons. Forestier et Neveu distribue des coups de pied sur des adversaires au sol écopent d’un carton rouge chacun. Les deux équipes joueront au mieux à 14 contre 14 pendant une demi-heure de jeu. Kockott s’occupe de convertir la pénalité sur les cartons rouges (plaquage haut sur Grosso avant les coups de pied) et amène ainsi le score à 19-3. Castres qui affiche encore de belles intentions de jeu, manque encore de réalisme et commet quelques fautes dans son camp. Ce qui donne l’occasion à Germain de passer trois nouveaux points : 19-6

Mais M.Cardona n’a pas sorti son dernier carton ! Bonnefond à peine rentré en jeu côté castrais, a le malheur de croiser Waqaniburotu sur son chemin. A peine le ballon réceptionné, le fidjien vient plaquer le centre castrais au niveau de la tête. Bonnefond qui s’écroule se relèvera tout de même mais pour Waqaniburotu le match est fini. Le flanker se voit recevoir un carton rouge pour ce geste dangereux. Castres est donc à 14 et Brive à 13.

Castres déroule, Brive coule

Castres ne perd pas son rugby. Alors qu’un essai bien amené par toute l’équipe allait être marqué par Dulin, M.Cardona qui a accordé l’essai se retourne vers son assistant. A la vidéo, Caballero est gêné par Sola pour venir au soutien, mais Caballero se venge un peu trop en plaquant Sola. L’essai est refusé même si Sola n’aurait eu aucune incidence sur la suite de l’action. Et pourtant Castres n’abdique pas son idée d’aller chercher un bonus offensif. Grosso, servi dans l’axe à quelques mètres de la ligne fait parler sa puissance pour marquer le deuxième essai castrais. Il reste alors un peu plus de 10 minutes à Castres pour marquer un essai de plus pour décrocher le point de bonus offensif. Palis malheureux à plusieurs reprises pendant ce match va se rattraper. Bien servi par son compère Brice Dulin, le tarnais file dans l’en-but aplatir l’essai du bonus. Malheureusement, quelques douleurs à l’adducteur lui font rater la transformation. Castres tient donc son bonus, il s’agit maintenant de le conserver. Quoi de mieux pour le conserver que de marquer un essai de plus. Proche de la ligne, les arrières écartent intelligemment le ballon vers Bonnefond, qui s’est visiblement remit de sa rencontre avec Waqaniburotu, marque là le quatrième et dernier essai de la soirée.

Une fois transformé, le score est porté à 38-6. Castres a bien pris sa revanche sur le match aller. Il reste maintenant aux Castrais à aller gagner un match capital à Biarritz en vue de la qualification. Tandis que Brive, avec cette défaite, n’a pas préparé au mieux la réception de Clermont vendredi prochain. Tout reste indécis dans ce championnat palpitant.

Sanchou de retour au centre des débats

Le palois est de retour sur la terre qui l’a sacré champion de France l’année dernière. Peu utilisé par l’ancien duo d’entraîneurs Labit-Travers, il a retrouvé un peu de temps de jeu du côté de la Corrèze. A son compteur, 12 matchs dont 5 en tant que titulaire. Utilisé plus souvent à la mêlée cette année, comme lors de son passage à Castres, il a été aligné au centre. Manque de chance, il n’aura pas croisé la route de son copain Romain Cabannes qui a été préservé par le staff castrais.

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