Avec Anderson, la relève est assurée.

Les rugbymen du CABCL sont en vacances pour une semaine, des vacances bien méritées après leur large victoire face à Grenoble, 31-6, samedi soir.

Lui aussi est en vacances après s'être imposé, avec son équipe du CABCL Espoirs, 30-23 face à Toulon. Anderson Neisen, Clermontois de naissance, avait fait sa première apparition en TOP14, le 4 septembre dernier face à Toulon et avait marqué 12 points (quatre pénalités). Sélectionné en challenge européen (Amlin Cup) et étoile montante du CAB, Anderson a volontiers répondu aux questions des Jeunes Journalistes.

Pouvez-vous vous présenter en deux trois mots ? Et pouvez-vous nous dire quel a été votre parcours rugbystique jusqu'à maintenant ?

Je suis né le 3 Avril 1993 à Clermont-Ferrand, j'ai commencé le rugby à l'âge de 6 ans dans le club du Bugue en Dordogne de -7 à -15 ans. Ensuite, c'est Christian Badin qui m'a repéré et contacté pour venir jouer en Cadets à Brive. Donc j'ai rejoint le CAB en Cadets B et j'ai aussi intégré le Pôle Espoir de Talence en même temps. J'ai été Champion de France en Crabos et pour ma deuxième année Crabos, j'ai intégré le Pôle France à Marcoussis. L'année dernière, j'ai été champion de France avec les Espoirs. Cette année je m'entraine avec le centre de formation les espoirs et quelle fois avec les pros.

Vous avez eu votre première sélection en France -17 c'était en 2010, quel souvenir en gardez-vous ? Pouvez-vous nous raconter une anecdote ?

Très très bon souvenir, une sélection avec ton équipe nationale reste un rêve de gamin donc oui un énorme souvenir et beaucoup d'émotions ce jour-là, et une anecdote, je dirais que c'est la première fois où j'ai eu peur avant de jouer un match de rugby, mais c'était une bonne peur.

Vous avez joué votre premier match en TOP14, c'était en début de saison face à Toulon où vous aviez réalisé un 100% au pied. Qu'est-ce que ça fait de jouer contre des Stefon Armitage ou Matt Giteau ?

Oui exact, et bien, ça fait bizarre, mais une fois qu'on y est on a plus le temps de rêver. Après j'ai pris beaucoup de plaisir car je pense qu'il faut énormément profiter de moments comme ceux-là dans une carrière. Je dois avouer qu'il y avait beaucoup de pression ce jour-là mais une pression positive. Les coachs nous on dit qu'il ne fallait pas qu'on les regardent comme des stars mais comme des adversaires et je pense que c'est ce qu'on a fait.

Depuis le début de saison vous avez disputé de nombreux match en Amlin Cup, qu'est-ce que cela vous a apporté au niveau de votre expérience personnelle, de votre jeu.

Beaucoup, mentalement et aussi dans mon jeu, ce n'est pas le même niveau qu'avec les Espoirs. Je donne tout à chaque match pour montrer au coach que je suis là.

Au classement des Espoirs vous êtes 6èmes avec une victoire face à Toulon dimanche (30-23), quels sont les objectifs de l'équipe ?

L'objectif est toujours la qualification, on est à quatre points du premier qualifié, on peut le faire tous ensemble si on garde le même état d'esprit que dimanche. Ça va devoir passer par un gros match à Montpellier le 23 Mars.

Pour revenir vers vous, si vous deviez vous décrire en quelques mots, défauts et qualités ? Et quel poste aimez-vous jouer et pourquoi ?

J'ai toujours joué à l'ouverture mais je peux jouer aussi à l'arrière. J'ai fait quelques matchs au centre avec les sélections nationales de jeunes. Mes défauts je dirais mon physique et ma vitesse que je dois travailler en priorité et mes points fort ça serait techniquement, mon pied et ma passe. Après je n'aime pas dire mes points forts ou points faibles, on doit tous travailler car on n'a rien sans rien.

Et enfin, pour finir, quel est votre joueur favori ? Pourquoi ?

Jonny (Wilkinson), bien évidemment. Car c'est un perfectionniste! Mon rêve aurait été de jouer contre lui mais je suis sorti cinq minutes avant qu'il ne rentre à Toulon.

Photos Anderson Neisen

Photos Anderson Neisen

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