L'envie de bien faire

Grâce à sa victoire face à la Pologne mercredi soir, l’Equipe de France était d’ores et déjà qualifiée pour le tour suivant. Pour autant ce match n’était pas un match pour rien et les Français, insatiables, souhaitaient passer au second tour avec le plein de points.
Dès les premières minutes de match –et comme le réclame Claude Onesta depuis le début de la compétition – les Français ont asphyxié les Serbes grâce à des attaques bien placées. Mais surtout, les Bleus ont fait preuve d’une solidité défensive très efficace contre des Serbes peu inspirés offensivement et en échec face à un Dumoulin stratosphérique.
Ainsi, après 10 minutes de match, les Serbes inscrivaient enfin leur deuxième but (2-6). Bien dans le match, l’Equipe de France va même compter jusqu’à 7 buts d’avance (3-10) profitant d’un collectif bien au point. Solidaires en défense, les Bleus regagnent les vestiaires avec une avance confortable de 5 buts.
La seconde mi-temps est similaire à la première, si ce n’est les 10 dernières minutes durant lesquelles les Serbes ont tenté de revenir, sans réelle conviction. Thierry Omeyer a fait un retour discret en fin de match. Guillaume Joli réalise une très belle performance à 7m (10/10) tout comme Sorhaindo (6 buts). Défaits, les Serbes, finalistes en titre, quittent la compétition. Grâce à leurs trois bons matchs, les Bleus atteignent le second tour avec un maximum de points qui leur permet une erreur.

Durant ce premier tour, l’Equipe de France a présenté un certain nombre de garanties de bon augure pour la suite de la compétition. En effet, Claude Onesta peut compter sur une base arrière solide et qui a retrouvé son efficacité. Nikola Karabatic est devenu le véritable chef d’orchestre de la défense française (bien aidé par son frère Luka) et a retrouvé son meilleur niveau offensivement. Jérôme Fernandez et Daniel Narcisse montent en puissance et promettent le meilleur pour la suite. Cyril Dumoulin et Guillaume Joli ont montré que l’on pouvait compter sur eux, l’un pour les jets de 7 mètres, l’autre pour parer les attaques adverses. Enfin, la liaison entre le pivot et la base arrière (qui semblait difficile lors des deux premiers matchs) est parfaitement rétablie. La seule interrogation reste la capacité de cette équipe à tourner et à évoluer sans ses cadres qui jouent beaucoup depuis le début de la compétition.
L’Equipe de France jouera son prochain match dimanche contre la Croatie, qu’elle avait battue en novembre dernier (Golden League). Ce premier gros test pour les Bleus promet d’être passionné face à leur meilleur ennemi !

Photo: site web EHF Euro 2014

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