A l'aube d'affronter Ajaccio dans un match capital pour le maintien, Valenciennes ne s'est toujours pas rassurée malgré l'arrivée d'Ariel Jacobs. Et la défaite en coupe de la Ligue n'a pas arrangé les choses. Etat des lieux.

Malgré l'arrêt de l'exploitation des puits miniers, à Valenciennes, on continue toujours à creuser. Sauf que là, il n'est plus question de roche de charbon ou de houille mais de football. VA ne cesse de s’enliser dans les profondeurs du classement de la Ligue 1 et n'arrive toujours pas à remonter à la surface, chose que le club tente de faire depuis...le 14 septembre, date à laquelle les nordistes sont tombés dans la zone de relégation à l'issue d'un quatrième défaite de rang contre Saint-Étienne (1-3) lors des cinq premiers matchs. Et depuis, ce n'est pas mieux : cinq défaites et deux matchs nuls toutes compétitions confondues (championnat et coupe de la Ligue).

Le système change, pas les résultats

Pour remédier à cette spirale négative, Jean-Raymond Legrand, président du VAFC, a décidé le 14 octobre dernier, de nommer Ariel Jacobs à la tête de l'équipe première. L’entraîneur, originaire de Belgique, arrive avec une certaine expérience du haut niveau : cinq clubs belges et un club danois entraînés pour deux titres de champion dans la Jupiler Pro League avec Anderlecht et un titre dans la SAS Ligaen avec Copenhague. Il a même été élu entraîneur belge de l'année en 2010. Alors autant dire que le président Valenciennois à tout de même choisi un homme expérimenté.

Cependant, force est de constater que malgré le changement d’entraîneur, les résultats, eux, n'évoluent pas : Après avoir ramené un match nul inespéré de Rennes (2-2 alors que VA était mené 2-0), les Nordistes ont perdu dans les dernières seconde contre Evian, 0-1. Mardi, la crise n'a même pas pu s’essouffler un peu, le club se faisant éliminer en 1/16e de finale de la coupe de la Ligue par Le Havre au Hainaut, 1-3. La modification du système de jeu, passant d'un 4-3-3 classique avec un récupérateur à un 4-4-2 avec deux récupérateurs, deux purs ailiers et deux attaquants de pointe n'a pas encore apporté satisfaction. Malgré le passage à un système comportant deux buteurs, Valenciennes ne retrouve toujours pas le chemin des files adverses (7 buts marqués en 11 matchs) alors qu'à l'inverse, le ballon termine souvent sa course dans la cage de Penetteau (18 buts encaissés). Et ça n'a franchement pas l'air d'aller en s'améliorant. Pourtant, il le faudra bien un jour. Et ce soir, ce serait bien car en cas de victoire d'Ajaccio, l'écart augmenterait encore. Et là, la mission maintien deviendrait alors beaucoup plus compliquée.

Valenciennes FC : Au bord du gouffre
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