Gaëtan Germain: "Les Biarrots avaient plus envie que nous."

Hier après-midi, face à Biarritz, la série de victoires à domicile s'est arrêtée pour Brive. En effet, les Biarrots, venus avec peu de joueurs car un grand nombre était à l'infirmerie, se sont imposés 14-9. Ce sont des coujous déçus, à l'image de Gaëtan Germain, le buteur des noirs et blancs, qui sont rentrés dans les vestiaires.

Réalisant un début de saison quasi parfait, le buteur âgé de 23 ans a répondu aux questions des Jeunes Journalistes, mais avec ce regard déçu que l'on pouvait retrouver sur tous les visages des zèbres.

La question que tout le monde se pose, que s'est-il passait sur le terrain ? On a vu à de nombreuses reprises des accrochages, et le public huait l'arbitre.

Nous le sentiment qui ressort c'est qu'on a retrouvé beaucoup de fébrilité, chose qui d'habitude ne se manifestait pas. On a été déficients en touches, en mêlées, on a été surtout bien moins efficaces que d'habitude dans l'engagement. Donc voilà, c'est vraiment le premier sentiment qui ressort, manque d'engagement, je ne sais pas si c'est les deux semaines de repos qui nous ont fait du mal, on a du mal à l'expliquer, on est vraiment très très déçus ce soir et il va vite falloir rebondir dès lundi.

Tactiquement vous étiez à l'envers lors du match ?

Sincèrement, je pense pas que tactiquement on était à l'envers, on n'a pas joué dans notre camp en première mi-temps on a quand même essayé d'aller occuper. Après en deuxième mi-temps, on avait le vent de face, je pense qu'on a essayé de porter un peu plus le ballon. Le gros déficit qu'il y a eu c'était sur l'engagement. On avait l'impression que les Biarrots avaient plus envie que nous. On sait très bien qu'au rugby le plus important c'est l'engagement, le combat, la détermination.

C'est la fin de l'invincibilité à domicile, moralement c'est un peu dur ?

Oui on est vraiment déçus, on était sur une spirale super-productive, la communion avec le public et une super ambiance partout donc oui c'est vraiment un gros goût d'arrêt après à nous de faire en sorte que ce soit juste un coup d'arrêt et qu'on puisse repartir très rapidement. Mais c'est sûr que ce soir on est vraiment déçus.

Vous dominiez en première période et vous avez tenté d'aller à l'essai plusieurs fois. Le sentiment qui domine ce soir c'est bien sûr la déception mais est-ce qu'il y a plus encore que ce sentiment là ?

Grosse grosse déception, pour revenir sur le match, les premières mêlées qu'on avait à cinq minutes de jeu, je pense qu'on serait allé à l'essai, on aurait pu enfoncer le clou et prendre le score direct. Là on essaye de prendre la mêlée, apparemment, il y a eu introduction pas droite de Jean-Baptiste (Péjoine), ce qui fait qu'après on se met le doute, ils reviennent chez nous où ils ouvrent le score (Damien Traille-20e). Petit à petit, ils ont pris confiance, chose qu'on ne voulait pas parce qu'on savait très bien qu'il y avait de la qualité en face. Au final ils marquent et prennent l'avantage. Donc oui, grosse grosse déception.

Vous parlez tous beaucoup de l'engagement mais à la fin, il y a cette pénalité que François Da Ros joue vite, il y a deux ballons en chandelle de Romain Sola. En première mi-temps vous prenez pas les points, vous prenez une pénaltouche... On a quand même l'impression que, peut-être pas que vous vous êtes vue trop beaux, mais que vous avez quand même un peu pris les choses à l'envers par moments, que vous auriez pu davantage essayer de les resserrer, malgré les difficultés en conquêtes.

Sur le début du match avec la mêlée, la pénalité est excentrée, d'une part elle est donnée, deux il y a le carton jaune de Lund, donc on se dit qu'on va essayer de les reprendre et d'aller marquer l'essai, si ça passe tout le monde dit que c'est très bien joué, mais là, il y a eu cette introduction donc ça a été difficile. Après sur la pénalité qu'a joué François (Da Ros), il doit rester 4 minutes le vent en face de nous et elle est à 40 mètres des poteaux donc je ne sais même pas si on aurait pris les points. Donc après il fallait emballer. Après on aurait pu prendre une pénaltouche c'est vrai, très sincèrement, mon analyse à moi, c'est qu'on a été trop déficients sur l'engagement qui d'habitude est une force qui est notre marque de fabrique depuis le début de saison. Et là, il était un peu moins bon face à une équipe de Biarritz qui a produit un très bon match. Peut-être qu'inconsciemment on a manqué de rigueur.

Photos ©ClaireSicard
Photos ©ClaireSicard

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