N.Dupin de Beyssat: "il y a rien de pire que de donner une mauvaise info"

Le journaliste rugby de Canal+, Nicolas Dupin de Beyssat, nous a acordé une interview sur son métier, sa passion.

Le journalisme, une passion?

C’est une passion qui est venue assez tôt: via le sport que je suivais à la télévision à l’âge de 4-5 ans. Mon père était passionné, moi aussi, on a pris très tôt l’abonnement à Canal+. L’idée c’était de faire ce que je fais aujourd’hui: être journaliste à Canal+. Dans un premier temps, j’ai regardé la télé, je me suis renseigné, j’ai discuté avec les gens qui travaillaient à l’époque lorsque j’avais quelques contacts. On m’avait conseillé de faire une école. Je me suis renseigné comment le faire, les concours des grandes écoles c’était après un diplôme en deux ans, un DEUG ou une licence. J’ai fait trois ans de droit et j’ai préparé mes concours de grandes écoles. J’ai eu celui de Toulouse: trois ans d’école et à la sortie, par le biais des stages, des premières piges, je travaillais déjà à France Bleu, Limoges et Perpignan, et en même temps à France 3 Toulouse et Limoges. J’ai enchaîné sur des CDD. De CDD en CDD, j’en ai fait 5 ans, comme on ne me ré-embauchait pas, j’ai claqué la porte et je suis parti à Infosport+ où j’avais fait un stage en 2000. Infosport+ m’a repris en tant que pigiste, et de piges en piges, j’ai pu en même temps travailler pour Canal+ car de Infosport+ à Canal+ il y a juste un étage.

Le rugby vous attirait-il en particulier à Canal+?

C’est un tout qui m’attire mais le rugby c’est mon sport n°1. Donc je me suis dit que l’idée c’était de faire ce que l’on connaissait le mieux d’abord et une fois que l’on a un pied dedans, faire d’autres choses. Par exemple, je commente du golf, je peux tourner du foot ou de la Formule 1, maintenant que j’y suis, je fais d’autres choses.

Un ou plusieurs mots pour qualifier le journalisme?

Passion. C’est assez contraignant, surtout quand on fait du sport, si on aime pas cela c’est compliqué. Moi je suis un passionné depuis toujours. L’info je la recherche tout le temps, j’essaye apporter quelque chose en plus, d’éclairer les téléspectateurs comme moi j’ai été éclairé à l’époque. Rigueur. Parce qu’il y a rien de pire que de donner une mauvaise info. Il faut vraiment la vérifier, il ne faut pas la sortir quand on n’est pas sur. Par exemple, on parle de Castres. Sur le match de rugby l’année dernière j’avais eu l’info que Richie Gray venait signer en cours de saison, j’avais une source directe, j’avais pas de vérification possible. La deuxième source n’était pas bonne, j’ai eu une hésitation, on n’a pas sorti l’info. On ne s’est pas précipité pour donner l’info. Il se trouve que derrière cela a été confirmé mais il vallait mieux ne pas la sortir que sortir une fausse info si cela avait été contrecarré.

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