Castres surfe, Biarritz coule

Un Olimpico, comme chaque année entre Castres et Biarritz. Un Olimpico des mal classés, Castres était onzième et Biarritz dernier avec une seule victoire au compteur pour 8 défaites. SI l’ambiance des castrais était plus détendue avant le match, le CO savait très bien qu’il fallait prendre cinq points. De son côté, le BO venait dans le Tarn pour faire un coup.

Une première minute fatidique

Les castrais donnent le coup d’envoi avec le pied de son international Rémi Talès. Biarritz reçoit le ballon et se dégage. Un ballon qui arrive dans les bras de Brice Dulin, autre international. A sa façon, « Dudule », relance, traverse la défense, et s’arrête dans les 22m biarrots. Petit point de fixation, Tomas sert Bonello puis Talès qui saute deux joueurs et trouve son ailier Geoffrey Palis en bout de ligne. L’ancien albigeois allonge la foulée et marque le premier essai du match après seulement 60 secondes de jeu. Il transforme son essai et le score passe de 7 à 0 en faveur du CO. Coup de massue sur la tête, le BO ne s’en remettra pas, le match était déjà gagné par le CO, telle la facilité que les bleus et blancs ont eue pour marquer cet essai.

L’envol du CO, l’impuissance du BO

Si Biarritz récupère le ballon et a une longue possession, les basques ne marquèrent pas. Accusant un retarde 17 points après un quart d’heure de jeu, les biarrots tentèrent de revenir avec un essai. L’alignement castrais était redoutable, même avec l’absence de sa perche écossaise Richie Gray, les tarnais dominaient les débats. A l’approche de la mi-temps, l’essai du bonus fut marqué par le mastodonte Wihongi, se faufilant dans un trou à l’approche de la ligne d’essai. 27-0 avec la transformation de Geoffrey Palis en grande forme, Castres devait garder le rythme au retour des vestiaires.

On recommence à fond puis on décélère

Au retour des vestiaires, le CO remet ça. Un essai de Dulin après un jeu au pied intelligent, et un autre de Kirkpatrick, grâce à un écran de Romain Cabannes. Le CO maîtrisait le sujet et menait 39 à 0. A partir de là, le BO remettait la main sur le ballon, castres commettait des fautes. Mais l’impuissance basque frappait encore le BO : Aled Brew, bien servi par Burotu, tombait le ballon dans l’en-but alors que l’essai était fait. SI l’entrée de Lesgourgues ou de Sella apportèrent plus de vivacité, rien à faire, le BO repart sans le moindre point.

Triste défaite encore une fois pour Biarritz qui voit la ProD2 se rapprocher, huitième défaite consécutive pour les hommes de Didier Faugeron qui n’ont qu’une seule victoire en Top14. De son côté, le CO surfe sur la vague de la H Cup, avec deux matchs convaincants, avant de recevoir Clermont vendredi soir pour ce qui sera un remake de la demi-finale. Castres qui n’a pas perdu à domicile depuis fin décembre, et Vern Cotter qui n’a pas gagné à Castres depuis qu’il est à la tête de l’ASM, il y aura donc un choc au sommet sur la pelouse du stade Pierre-Antoine vendredi soir !

Réactions d’après-match :

David Darricarrère (entraîneur, Castres) : « Il y a la satisfaction d’avoir pris les 5 points ce soir. Nos premiers essais nous ont mis en confiance mais à la mi-temps on a remobilisé nos joueurs pour ne pas avoir de relâchement. Après le match, on a félicité les garçons mais on les a vite recentrés sur le match de vendredi face à Clermont. »

Rémi Talès (capitaine, Castres) : « On marque d’entrée et donc après c’est plus facile. Il faut féliciter nos avants qui nous ont permis d’envoyer du jeu derrière. On a gardé le haut niveau de la H Cup et c’est de bons augures pour la suite. »

Romain Cabannes (centre, Castres) : « On avait peur d’une révolte basque ce soir. On les a contré très vite et ça nous a mis en confiance. On les a vite pris à la gorge. Le pack a été énorme, une mêlée extraordinaire, une touche fantastique. Cela fait longtemps que je n’ai pas joué un match comme ça. »

Didier Faugeron (entraîneur, Biarritz) : « On a raté le premier quart d’heure, il a juste duré plus longtemps. Une équipe jouait avec de la vitesse, l’autre sans. On peut lutter mais c’est peine perdue pour le moment. D’un match à l’autre j’attend de savoir si je pourrai entraîner, et à la limite c’est plus simple de gérer le problème de l’Aviron Bayonnais : moi, si j’en ai trois qui picolent je ne sais plus qui faire jouer. »

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