"Faire une belle dernière étape "

Fabien Delahaye s'est classé quatrième lors de la troisième étape de la Solitaire du Figaro reliant Gijon (Espagne) à Roscoff (Finistère). Le skipper de la MACIF est déterminé à donner le meilleur de lui-même. Il a gentiment accepté de répondre à ces quelques questions.

Qu'avez-vous fait depuis votre arrivée dans la nuit ?

J'ai un peu dormi histoire de tenir le coup.

Quel était votre objectif avant de venir ici, vous visiez le général ou votre objectif était tout autre ?

Oui, il y a le classement général .. Mais j'ai pris un petit peu de retard sur la première étape, du coup ça devient tout de suite délicat. Mais j'ai essayé de faire de belles étapes et de rattraper un peu mon retard au classement général.

Au général , vous vous classez comment?

Je n'ai pas regardé le général. Là, je fais 4 de l'étape, c'est déjà un peu mieux, un peu plus que ce à quoi je m'attendais.

Donc l'essentiel pour vous est vraiment de profiter de la voile...

Oui, profiter de la voile, c'est mon métier de toute façon. Maintenant, j'ai un partenaire qu'est la MACIF et qui me suit depuis longtemps, donc, j'essaie d'être le meilleur possible sur les courses, on fait ce qu'on peut.

Pour avancer dans le monde de la voile, vous avez un prochain objectif ?

Déjà, pour commencer, on est sur la Solitaire du Figaro qui est le gros objectif de la saison. Il y a aussi le Championnat de France qui constitue un classement sur trois courses de la saison : Une transat (transatlantique) en début d'année, la Solitaire, et une course en Méditerranée en septembre. Il y a plein d'objectifs dans la saison, mais la Solitaire est l'objectif principal.

Et la dernière étape, vous la sentez comment ?

Je la sens bien. Maintenant, il va falloir la préparer. C'est la fin de la Solitaire du Figaro, donc je vais tout donner et puis faire une belle dernière étape.

A Et quand vous êtes en mer, qu'est-ce qui vous aide à garder le moral ? Ce n'est pas toujours simple. Morgan Lagravière a Patou, son chien. Et vous ?

Ça va, on fait ce qu'on aime, on est en course, donc le moral ça va, il n'y a pas de soucis on l'a. On est en course, ça dure... c'est rapide, c'est une course qui dure moins de 3 jours, on a pas de mal à finir les étapes.

Les plus longues sont plus difficiles...

Et puis on est en course, il y a l'adrénaline, la motivation … Pas de soucis là dessus, le moral on l'a.

Fabien Delahaye attend comme tous les autres skippers le départ prochain vers Dieppe. Jusqu'à jeudi, repos et préparation sont au programme. Concluons sur cette belle parole « le moral on l'a ».

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